Un des premiers promoteurs du bitcoin, Roger Ver, a promu le Bitcoin Cash lors d’une rencontre organisée à la Crêperie de Gustavia.

Une conférence sur les cryptomonnaies avec le Bitcoin Jésus

Roger Ver est venu à Saint-Barth ! Si son nom ne vous dit rien, c’est normal. Il s’agit d’un entrepreneur qui a fait fortune dans le bitcoin, cette fameuse cryptomonnaie ou monnaie virtuelle. Il porte aussi le surnom de Bitcoin Jésus dans le milieu. Il le doit tant à son statut d’évangéliste de la monnaie virtuelle qu’à ses généreuses distributions de cette dernière, notamment à la Fondation pour l’éducation économique. Natif des États-Unis, il a immigré en 2014 chez nos voisins de Saint-Kitts et Nevis. Il était de passage sur l’île et a organisé une rencontre sur le bitcoin.

Une vingtaine d’amateurs, de passionnés, d’investisseurs mais aussi de curieux s’est rassemblée à la Crêperie à Gustavia. Il s’agit là d’un des deux établissements de l’île à accepter les cryptomonnaies comme moyen de paiement avec le Lounge Baron de Rothschild. C’est un mode de paiement qui gagne en popularité à travers les Caraïbes.
Roger Ver, l’organisateur de l’événement, n’est pas un financier comme les autres. Pas de costume cravate à l’horizon mais un short, un polo et une paire de baskets. Il est venu avec un sac rempli d’autocollants à distribuer pour que tout un chacun puisse l’aider à faire de la promotion.
Il vient parler du futur de la finance et de la monnaie. Selon lui « les devises monétaires régulées par les gouvernements (qu’on appelle aussi monnaies fiduciaires ndlr) sont une norme du passé avec trop d’intermédiaires. » Il estime que la décentralisation amenée par les cryptomonnaies s’inscrit dans une logique de rébellion de la part des peuples. Ce libertarien affiché souhaite que le pouvoir revienne dans les mains du peuple. Sa monnaie virtuelle de prédilection ? Le Bitcoin Cash, « ce que le Bitcoin devait être à la base », affirme-t-il. Il s’agit là d’un moyen de paiement rapide voire instantané et sans frais ou quasiment même pour les commerçants.
Eric, le propriétaire et gérant de la Crêperie ne tarit pas d’éloge sur cette nouvelle façon de payer : «Là où les banques et les services financiers comme Mastercard et Visa prennent une commission sur chaque paiement, le Bitcoin Cash est pratiquement gratuit et surtout en constante évolution. De plus, la mise en place côté commerçant et simple comme bonjour. Il suffit de relier notre compte professionnel à notre porte-monnaie virtuel et le tour est joué. » Quant à savoir si ce mode de paiement sera adopté massivement, le restaurateur est optimiste : « Il y a trois ans presque personne n’utilisait le paiement sans contact. Désormais, entre autres grâce à Apple Pay, énormément de clients s’en servent. Je pense qu’il en sera de même avec les cryptomonnaies. »

Cryptomonnaies et chaîne de blocs en quelques mots
La chaîne de blocs est la technologie qui rend l’existence des cryptomonnaies possibles. Il s’agit d’une base de données publique et décentralisée. Chacun des utilisateurs de cette base de données vérifie les transactions une à une et est récompensé en conséquence par de la cryptomonnaie. Les blocs qui contiennent les informations sont dupliqués à travers le monde et donc quasi impossible à pirater. De plus, si le tout est public, n’allez pas croire que votre nom ou votre adresse physique le seront. Les informations contenues dans les blocs sont l’adresse alphanumérique de l’émetteur et du receveur ainsi que le montant de la transaction. Enfin, comme aucun intermédiaire n’est présent comme une banque peut l’être pour un virement bancaire, la transaction gagne en rapidité ce qu’elle perd en frais.
Les cryptomonnaies, quant à elle, sont des monnaies virtuelles. Chacune est associée à un projet comme devenir un moyen de paiement à part entière ou améliorer une partie précise de l’internet. Elles utilisent une technologie dite « open source » ou en libre accès, n’importe qui peut en créer. Il en existe actuellement plus de 11.000. Si la plupart proposent de véritables progrès, d’autres ne cherchent qu’à vampiriser l’argent de potentiels investisseurs. La prudence sur ce marché très volatile est donc de mise.

 

Journal de Saint-Barth N°1423 du 12/05/2021

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