Le secteur du voyage dans l’expectative

Le gouvernement a pris une ordonnance pour faciliter les annulations de voyages, vols et hébergements touristiques, jusqu’au 15 septembre. A Saint-Barthélemy, les agences répondent au jour le jour à leurs clients, incertaines sur la date de reprise de l’activité.

 

La crise sanitaire du Covid-19 a entraîné une cascade d’annulations de vols, voyages, réservations d’hôtels et location de voiture, partout dans le monde.

Afin d’y voir plus clair, le gouvernement a adopté une ordonnance le 25 mars, « relative aux conditions financières de résolution de certains contrats de voyages touristiques et de séjours en cas de circonstances exceptionnelles et inévitables ou de force majeure ». Elle impose aux professionnels du tourisme de proposer un report ou un à-valoir sans frais, dans les dix-huit mois pour un “package” et douze mois pour un vol sec. La mesure concerne les réservations jusqu’au 15 septembre inclus. Selon Acee de l’agence Ata (Acee Travel Agency), les clients «reportent généralement leur voyage à une date ultérieure. Sinon nous leur établissons un à-valoir. »

 

Depuis le début de la crise, les agences de voyages s’astreignent à suivre les directives des compagnies, qui évoluent quasiment chaque jour. Aujourd’hui, Air Caraïbes propose à ses passagers devant voyager d’ici le 31 mai 2020 de modifier sans frais leurs dates de voyage (mais avec réajustement tarifaire si nécessaire), et ce quelle que soit la date d’achat du billet ; ils peuvent aussi bénéficier d’un avoir valable un an. A la fin de sa durée de validité, si le client n’a pas utilisé l’avoir, il pourra lui être remboursé. Air France propose également un report ou un avoir valable un an sur l’ensemble des vols du groupe (Air France, KLM, Delta Air Lines, Virgin Atlantic et Kenya Airways). En revanche celui-ci n’est pas remboursable s’il n’est pas utilisé.

Du côté de Saint-Barth Evasion, un agent est en charge de vérifier quotidiennement « les protocoles et consignes de chaque compagnie», explique Mary Hiernard. «Ils sont toujours amenés à évoluer. Même si des vols sont programmés en mai, on attend de savoir comment cela va reprendre. Pour l’instant les seuls vols qui opèrent sont des vols de rapatriements qui passent par Grand-Case puis Pointe-à-Pitre, l’aéroport de Sint-Maarten étant complètement fermé. Aujourd’hui on ne reprogramme qu’à partir de juin-juillet. Parce que l’on ne sait pas. On n’a encore aucune date officielle de reprise. »

« La saison est terminée et ceux qui travaillent uniquement avec le tourisme souhaitent repartir dès que les aéroports seront rouverts», souligne Acee. Tandis que certains profitent du confinement pour organiser leurs vacances. «Les gens sont assez positifs. Nous avons des demandes tous les jours, beaucoup pour la période de juillet. »

 

JSB 1370

Journal de Saint-Barth N°1370 du 08/04/2020

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