Brunch La Case Cheval Blanc

Le Cheval Blanc - Isle de France lance sa saison avec un objectif, « rester ouvert »

Beaucoup d’Américains masqués à l’intérieur de l’hôtel, et des vacanciers qui se détendent sur les transats du Cheval Blanc-Isle de France. Le palace de Flamands lance sa saison en présence, dans les cuisines, du chef Jean Imbert qui inaugure le brunch caribéen de La Case.

Covid oblige, les restaurants sont fermés dans toute la France. Toute? Non ! A Saint-Barthélemy, pas de confinement pour le moment. Les établissements mettent le paquet sur les précautions sanitaires. « Nous sommes ouverts, et notre objectif pour cette saison, c’est de rester ouverts », résume la directrice du Cheval Blanc-Isle de France Christelle Hilpron.

Les Chefs Jean Imbert et Antony Clémot, La Case, Cheval Blanc Isle de France ©Hugo Allard

Photo © Hugo Allard

Le célèbre chef Jean Imbert est actuellement sur place pour le lancement de la saison touristique, auprès d’une nouvelle équipe aux fourneaux, menée par le Chef Antony Clémot. Avec le plaisir de retrouver les cuisines et le service à la table, mais une inquiétude globale quant à la situation économique et sanitaire du pays. «On est aidés, mais c’est très dur », confie-t-il. Jean Imbert sort d’un été mouvementé à Saint-Tropez où il a officié dans un restaurant éphémère  de street-food, lancé avec Pharrell Williams, “To Share”. La commune chic de la Côte d’Azur a été pointée du doigt pour le non-respect, dans plusieurs établissements, des gestes barrière, ce qui a provoqué de nombreux clusters et entraîné la fermeture de certains restaurants stars de la ville. L’établissement du gagnant de Top Chef 2012 n’a heureusement pas été concerné.

Kouglof coco-gingembre, avocat en trompe-l’oeil...
Parenthèse dans l’agitation et la morosité métropolitaine, Jean Imbert présente à Saint-Barth la nouveauté 2020 du restaurant La Case, qui domine la plage de Flamands : le brunch caribéen. Pour 89 euros par personne, il faut avoir faim. Chaque plat comporte des saveurs régionales. Le (petit) déjeuner commence avec des confitures banane, goyave et mangue. Puis trois entrées à partager, le kouglof coco-gingembre, l’assiette de fruits frais coupés très fin, les bruschettas dont le pain est aromatisé aux épices colombo, et le plat signature, un avocat en trompe-l’œil qui reprend les marqueurs du guacamole. Pour le plat principal on a le choix, macaronis-langoustes, œufs bénédictines au colombo et à la passion, ou le traditionnel poulet rôti aux herbes de Saint-Barth. Le dessert est ludique. Une trilogie de glaces aux chocolats d’intensités différentes, provenant de Jamaïque, Saint-Domingue et Mexico. Avec cela le serveur en bretelles et noeud papillon propose une série de “toppings” pour que chaque client puisse créer son propre mélange : noix de pécan caramélisées, caramel, cerises à l’eau de vie, tuiles de sésame noir…


Il faut plusieurs heures pour venir à bout de ce brunch haut-de-gamme servi à table, avec la distinction propre à l’unique palace de Saint-Barth. Dans ce cadre il est facile de tout oublier le temps d’un déjeuner... Jusqu’à ce que les voituriers, qui meurent de chaud derrière leurs masques, ne procèdent à la désinfection de la voiture sous les yeux des clients, ramenant ces derniers à la réalité de la crise sanitaire mondiale.

Journal de Saint-Barth N°1398 du 18/11/2020

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