« Le but, ce n’est pas seulement de faire un hôtel Barrière à Saint-Barth »

Gros chantier à l’hôtel Carl Gustaf, qui rouvrira début novembre 2019 après plusieurs années de fermeture. Il fait l’objet d’une rénovation complète, sur un squelette inchangé. Rencontre avec sa toute nouvelle directrice générale, Emmanuelle Cipriani. 



Aujourd’hui, l’hôtel Carl Gustaf, avec ses engins de chantier et ses imposantes façades ocre jaune, ne fait pas vraiment rêver malgré une position idéale dans le paysage de Gustavia. Repris par le groupe Barrière en 2015, il rouvrira ses portes en novembre prochain, avec à sa tête une directrice générale fraîchement arrivée sur l’île, Emmanuelle Cipriani, ex-numéro 2 de l’hôtel La Samanna à Saint-Martin. Elle est ravie de sa mission, rouvrir « cet établissement un peu symbolique de Saint-Barthélemy, qui était fermé depuis 2013. »


L’hôtel emploiera entre 70 et 80 personnes, qui arriveront majoritairement en octobre à Saint-Barth. Le recrutement sera effectué au niveau du groupe, en métropole, mais aussi sur l’île. La plupart seront logés à l’ancien hôtel Normandie, à Lorient, les autres dans des studios construits sous les bungalows des touristes, avec vue mer. « On reprend vraiment la structure de l’hôtel à l’identique, avec une rénovation complète assurée par Gilles & Boissier. » La décoration des 22 chambres (douze bungalows, quatre suites dans le bâtiment principal, et une villa six chambres) reprendra les codes « du luxe du groupe Barrière, tout en gardant l’identité de l’hôtel et une touche caribéenne. »


Quelle intégration dans le paysage ?
Un premier permis de construire avait été refusé en janvier 2018 par le conseil exécutif, au motif de l’insuffisance des places de parking, d’un « style architectural en désaccord avec les bâtiments avoisinants, notamment dans le traitement de ses volumes », du manque de végétation et de la construction de « toitures à quatre pans sur les bâtiments, ce qui rend le projet plus massif et plus impactant dans le paysage. »

Le Carl Gustaf a revu sa copie et obtenu son permis en juin, qui stipule que cette fois, le stationnement est suffisant. « Le volet paysager n’était pas intégré dans la présentation du premier projet », indique Emmanuelle Cipriani. « Les façades seront blanches, les terrasses en bois blanc, et les toitures rouges. On retrouvera l’image des petites cases, avec des persiennes en bois. Le projet est en parfaite harmonie avec le paysage de Gustavia. La verdure sera très présente, et à l’intérieur, l’accent sera mis sur les matières naturelles type bois, lin… »

Le dossier pour obtenir le classement en hôtel 5 étoiles a déjà été déposé.


Fouquet’s, Shellona, Victoria
Pas de boutique au Carl Gustaf, à part celle du spa, et un seul restaurant, mais pas des moindres : Le Fouquet’s. « Avec Pierre Gagnaire en chef signature, mais une carte adaptée à la destination. Il sera plus grand que l’ancien restaurant, et tout ouvert, à l’entrée et sur la rade de Gustavia. Il accueillera bien entendu nos clients, mais nous souhaitons aussi un lieu ouvert aux habitants de l’île. Je crois savoir qu’ils aimaient venir boire un verre au coucher de soleil, on aimerait retrouver cette habitude, et créer un esprit chic mais convivial. »

Le groupe Barrière pourra aussi orienter ses clients vers le Shellona, dont il est propriétaire à 50 %, et les restaurant La Guérite et Victoria, dans lesquels il a également investi.

Emmanuelle Cipriani espère aussi faire du Carl Gustaf un lieu de vie locale, et se dit ouverte à toute proposition pour accueillir des événements type festival de jazz, expositions artistiques… « Malheureusement, nous ne serons pas prêts pour le Gourmet Festival de cette année. Mais le but, ce n’est pas seulement de faire un hôtel Barrière à Saint-Barth. Nous sommes dans un esprit d’inclusion dans la vie de l’île. »


JSB 1317

Journal de Saint-Barth N°1317 du 28/02/2019

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