La propriété Girasol vendue 67 millions de dollars

Un signe rassurant pour le marché immobilier de Saint-Barth après l’ouragan Irma, et des millions d’euros engrangés par la Collectivité : la propriété Girasol, à Marigot, vient d’être achetée par un homme d’affaires européen.

La transaction est signée SiBarth Real Estate. La propriété Girasol (trois hectares de terrain au bord de l’eau à Marigot, et trois bâtiments), mise en vente par son propriétaire Bruce Kovner en février, est désormais la propriété d’un homme d’affaires européen.

Le domaine a appartenu à la famille Rothschild pendant de nombreuses années. Après le décès d’Edmond de Rothschild en 1997, son fils Benjamin de Rothschild y construit trois villas, avant de revendre au magnat américain de la finance Bruce Kovner, en 2005.

« Ce dernier a considérablement amélioré la propriété, notamment en ce qui concerne l’aménagement paysager », raconte Christian Wattiau, directeur de SiBarth Real Estate. « C’est ce qui a le plus souffert pendant l’ouragan Irma. » Malgré la ­désolation dans le parc, l’acquéreur a maintenu son offre, juste en dessous des 67 millions de dollars demandés (57 millions d’euros). La résidence n’a pas vocation à être louée.

« Ils se sont posé des questions avec l’ouragan, mais leur décision était prise. C’est la démonstration de la foi du client dans Saint-Barth, qu’il connaît pour y être venu plusieurs fois », assure Christian Wattiau. « C’est étonnant qu’une telle vente arrive aussi vite après l’ouragan Irma, ça illustre la confiance des gens en Saint-Barth. » Il espère que cette vente en attirera d’autres, comme ce fut le cas en 2009. En pleine crise financière mondiale, l’agence vend l’immense propriété de Gouverneur à Roman Abramovitch.

« C’était la plus grosse transaction du monde cette année-là », rappelle Christian Wattiau. « Ça a mis un coup de projecteur sur l’île, et attiré une nouvelle gamme de clientèle l’année suivante. » Le professionnel assure qu’Irma a conduit à l’annulation de deux transactions seulement pour son agence. « D’autres sont en cours, et certaines ont débuté après Irma. »

La Collectivité, elle, a de quoi se réjouir de cette nouvelle. Car avec la taxe sur la plus-value, la vente de Girasol représente plusieurs millions d’euros qui retomberont directement dans les caisses publiques.

JSB 1257