Ce lundi 2 février, les 118 salariés de la compagnie Air Antilles seront fixés sur le sort de leur entreprise. Le tribunal mixte de commerce doit rendre sa décision aujourd'hui, après l’audience qui s’est déroulée à huis-clos le jeudi 22 janvier à Pointe-à-Pitre. Une audience qui s’est tenue à la suite du dépôt d’une demande de redressement judiciaire par le président du conseil d’administration d’Air Antilles, Louis Mussington, également président de la Collectivité territoriale de Saint-Martin, actionnaire majoritaire de la compagnie.
Selon nos confrères de la 1ère, présents le jour de l’audience, les échanges ont été « rapides » et le parquet a requis un placement en redressement judiciaire. « Ce n’était pas une surprise pour le personnel, confie Séverine Louisor, coordinatrice de l’escale de Pointe-à-Pitre, au micro de la 1ère. Le dépôt de cessation de paiements nous pend au nez depuis déjà plusieurs mois, déjà parce que notre licence était temporaire. Ce qui fait vivre une compagnie, ce sont les passagers et l’argent qu’emmènent les passagers. Sans cela, on ne peut pas vivre… »
Deux solutions sont envisageables pour le tribunal de commerce. La liquidation ou le placement en redressement judiciaire. Une deuxième option qui ouvrirait la porte à une éventuelle relance de l’activité. Pour peu qu’un ou des investisseurs soient enfin trouvés pour abreuver la compagnie. De son côté, le président Mussington affiche son habituel optimisme et dit croire en « une issue favorable ». Pour mémoire, la Collectivité de Saint-Martin a investi plus de 19 millions d’euros dans la compagnie aérienne depuis la repise partielle, fin 2023.
Parallèlement, près de 5.500 clients de la compagnie disposant d’un billet pour voyager sur Air Antilles attendent de savoir s’ils pourront être indemnisés ou, pour les plus optimistes, reclassés sur un prochain vol.
