Lucette Michaux-Chevry

Décès de Lucette Michaux-Chevry

Lucette Michaux-Chevry est morte hier soir, jeudi 9 septembre, à l’âge de 92 ans. C’est sa fille, Marie-Luce Penchard, qui a annoncé la nouvelle par le biais des réseaux sociaux. Depuis son entrée en politique en 1959, Lucette Michaux-Chevry avait exercé tous les mandats électifs locaux et nationaux.
« Elle fut une représentante infatigable de son territoire qui aura marqué au cours de sa longue carrière politique l’histoire de la Guadeloupe », a déclaré le président de la République, Emmanuel Macron. Née le 5 mars 1929 à Saint-Claude (Basse-Terre), Lucette Michaux-Chevry se lance rapidement en politique après avoir débuté une carrière d’avocate. Dès 1959, elle devient conseillère municipale de Saint-Claude.
Elle sera ensuite élue maire, présidente de la communauté d’agglomération, présidente de région, députée et sénatrice. Elle prend définitivement ses distances avec la politique en 2019 lorsqu’elle démissionne de la présidence de la communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbe.
Président de la Collectivité territoriale de Saint-Barthélemy, Bruno Magras rend hommage à « une dame qui a marqué l’histoire de la Guadeloupe ». Il se souvient : « On ne s’est pas toujours bien entendu et on a eu des désaccords, mais nos accords ont été beaucoup plus importants. Alors, certes, à 92 ans, partir est dans l’ordre des choses. Mais c’est un monument historique de la politique qui s’en va. Elle a fait beaucoup pour la Guadeloupe et a eu une grande carrière. Elle mérite le respect. » Et quand Bruno Magras évoque la personnalité de Lucette Michaux-Chevry, il assure : « Elle avait la personnalité d’un avocat à poigne. Elle avait de l’autorité et elle a su très vite se faire respecter par sa capacité de travail, ses qualité d’allocution et sa connaissance des dossiers. Et elle savait être inflexible quand il fallait défendre les intérêts de la Guadeloupe. »
Engagée au Parti socialiste, elle se rapproche au début des années 80 de la droite. Elle soutient Valéry Giscard d’Estaing lors de l’élection présidentielle de 1981, puis se rapproche du RPR de Jacques Chirac dont elle restera une fidèle. Elle sera nommée secrétaire d’Etat chargée de la francophonie de 1986 à 1988 dans le gouvernement de Jacques Chirac.