Vers une rénovation de la gare maritime et une petite extension du port de commerce

Le port de Gustavia, côté commerce comme côté plaisance, a besoin d’aménagements. L’exécutif envisage une petite extension avec voie piétonne à l’entrée de la ville, et la réfection de la gare maritime qui accueille les voyageurs, mais écarte une infrastructure plus importante. 

Ernest Brin, directeur du port, l’a souligné une nouvelle fois dans son rapport d’activité 2018 : le port du commerce est régulièrement saturé par les marchandises, une tendance de fond qui s’accentue depuis des années ; quand au port de plaisance, et notamment la gare maritime, elle est en deçà du standing que les voyageurs peuvent attendre de Saint-Barthélemy.

Le sujet a été évoqué lors du débat d’orientations budgétaires, vendredi 8 février, notamment par la voix d’Ernest Magras, conseiller territorial de la majorité, qui a insisté plusieurs fois sur ce point qu’il juge prioritaire. « De mon point de vue, Gustavia a une priorité importante, c’est l’accueil de la clientèle au port, qui mériterait selon moi le même accueil qu’à l’aéroport », commence Ernest Magras. « Je pense que la majorité des problèmes de circulation est causée par les gens qui arrivent en bateau. A mon avis, il n’y a pas nécessité que ces gens entrent dans Gustavia. Selon moi, il faut réfléchir à une solution du côté du port de commerce, qui permettrait que les clients qui arrivent, et qui ne vont pas nécessairement à Gustavia, puissent partir directement vers le lieu où ils veulent. »


Améliorer sans « créer de pompe aspirante »
« La gare maritime, je suis favorable à son amélioration. Par contre, il faut savoir ce que l’on veut. Est-ce que l’on veut créer de l’infrastructure qui va accentuer le développement ? Ou est-ce que l’on veut créer de l’infrastructure pour améliorer l’existant ? » interroge Bruno Magras. « Je suis un partisan d’améliorer ce qui existe. Est-ce que l’objectif est d’agrandir la gare maritime et d’avoir d’autres ferries qui viennent de je ne sais ou, est-ce qu’on est capables de maîtriser cela ? Ou est-ce qu’il faut tout simplement créer les conditions pour bien accueillir ceux qui viennent, mais sans créer une pompe aspirante ? » Le Président opte pour la seconde solution. « Mon avis à moi, c’est de ne pas créer de pompe aspirante, tout en respectant la qualité de l’accueil. »

Côté port de commerce, une extension est envisagée entre la glissière à bœufs et le bâtiment des droits de quai. Avec une difficulté à prendre en compte : c’est aussi là que la Sidem pompe l’eau de mer pour fabriquer de l’eau douce.

« Parallèlement, nous parlons de poursuivre l’aménagement de la promenade entre la halle au poisson et les droits de quai, afin de sécuriser la route en cas de cyclone, avec un muret, mais aussi pour les piétons. Cela permettrait à la Collectivité, quand il y a des festivités à Gustavia, d’ouvrir le port de commerce pour offrir des places de parking supplémentaires, et que les gens circulent à pied en toute sécurité. »

Le Président évoque aussi « un grand projet, qui me semble faramineux. » Il fait référence à cette idée ambitieuse née au début des années 2000 (JSB 963), qui visait à prendre sur la mer pour construire un nouveau quai de plaisance, un parking, agrandir la partie marchandise, accueillir à quai les paquebots, tout en brisant la houle à l’intérieur du port. « On ne peut pas d’un côté dire, on freine le développement, et de l’autre mettre les moteurs nécessaires pour l’accentuer. Il faut faire les choses dans des proportions acceptables », tranche Bruno Magras.


« Quand il y a de la houle, on se met au mouillage »
Enfin, il y a le problème de houle dans le port, que tous les propriétaires de bateaux connaissent, du yacht luxueux à la saintoise. Ernest Magras recommande de s’inspirer du quai Rockefeller « construit en U, ce qui consiste une protection pour les bateaux », pour bâtir un ouvrage qui protégerait les navires, tout en agrandissant la capacité d’accueil du port.

Une étude sur les solutions pour protéger le port de la houle a été commandée au cabinet Artelia, en 2016. Rendue l’an dernier, elle liste les différents aménagements imaginables, des plus imposants aux plus discrets, et leurs effets. « Il faudrait une digue de 130 mètres de long sur cinq ou six mètres de haut, au-dessus du niveau de la mer », répond Bruno Magras. « Quand il y a de la houle dans le port, on file les amarres et on se met au mouillage. C’est la manière la plus sûre, c’est le sens des responsabilités même. » « Et la moins chère », note Maxime Desouches, repris illico par le Président : « Et la moins chère. »  


JSB 1315





Journal de Saint-Barth N°1315 du 14/02/2019

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