Un matelas de 5,5 millions d’euros en cas de catastrophe

Le budget primitif de 2019 a été adopté jeudi dernier par le conseil territorial. Avec un équilibre dépenses/recettes fixé à 179 millions d’euros. Avec une provision en cas d’aléa, enseignement tiré d’Irma.

Les prévisions sont bonnes : le service financier de la Collectivité estime que les recettes de 2019 s’élèveront à 80 millions d’euros (dont 22 millions d’euros proviennent de la provision qui avait été faite pour la DGC). La dépense prévue pour cette année est de 52,5 millions d’euros en fonctionnement. Dont 2,9 millions pour le paiement de la DGC à l’Etat, et 5,5 millions qui constitueront un matelas en cas de catastrophe imprévue. Le poste le plus coûteux pour les finances publiques est le paiement des prestataires de services : Dalkia Wastenergy pour les déchets, la Saur pour l’assainissement et Anse Caraïbe pour la restauration scolaire concentrent 14 millions d’euros à eux seuls. Autre poste lourd, les charges de personnel qui s’élèveront à 12 millions d’euros. Côté investissement, la Collectivité estime que 70,6 millions d’euros seront nécessaires. Tout inclus, l’équilibre dépenses recettes est fixé à 179 millions d’euros. Aucun problème là dessus pour les élus.

« On prévoit à peine 500.000 euros pour le port et en parallèle, 3 millions d’euros pour l’aéroport », s’étonne Xavier Lédée (Unis pour Saint-Barthélemy). « On prévoit un gros budget car il y a un problème de fonctionnement du service Afis (Airport Flight Information Service, qui assure la circulation de l’information, ndlr) », informe le Président. « Il n’est pas dit que c’est la somme qu’il faudra investir. Pour le port, les aménagements prévus dans un premier temps sont légers. » Il s’agit d’une extension à l’entrée de Gustavia et de la mise à l’abri des marchandises à Public. La poursuite de la promenade entre la halle aux poissons et Public, l’agrandissement de la capacité de stockage des containers au niveau de la glissière à bœufs et la sécurisation du point de captage de l’eau de mer viendront dans un second temps, après étude. « Les recettes du port sont de 3,8 millions d’euros », souligne Ernest Magras, qui a plusieurs fois évoqué la nécessité, selon lui, de travaux ambitieux pour la rade de Gustavia. « Je milite pour une gare maritime digne de la qualité de nos clients. » Le conseiller territorial évoque aussi la nécessité d’une protection contre la houle : « Nous allons enlever de la matière dans le morne ; pourquoi ne pas l’utiliser pour installer un parking relais ou un rond point à l’entrée de Gustavia, qui protégerait aussi la rade ? » Proposition balayée une nouvelle fois par Bruno Magras pour qui développer le port rime avec une hausse non souhaitable de la fréquentation touristique. « Plus on créera de l’infrastructure, plus il y aura de la demande. » « Je pense que l’on passe à côté de quelque chose d’essentiel », insiste Ernest Magras. Le Président réfléchit plutôt à l’avenir du quai Rockefeller, récemment acheté par la Collectivité. L’idée d’y déménager la halle aux poissons le tente, à condition d’évaluer le report du trafic à la Pointe.

Francius Matignon, lui, s’interroge sur les travaux de mise en sécurité de la caserne des pompiers, qui doivent inclure un système anti inondation. « Nous lançons l’étude cette année », indique Sophie Durand Olivaud, directrice des services techniques, présente dans le public.

Pas davantage de discussions sur le budget primitif, adopté.

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Les trois premiers mois de 2019
de très bon augure

On vous le disait la semaine dernière : le passage à vide économique causé par l’ouragan Irma est loin derrière Saint-Barthélemy. Ce qui se vérifie dans les recettes publiques des trois premiers mois de l’année 2019 évoquées jeudi par le Président. Pour le premier trimestre qui vient de s’écouler, les droits de quai perçus par la Collectivité atteignent 4,4 millions d’euros ; la vignette automobile, 1,68 million d’euros ; la CFAE, 1,28 million d’euros ; et la taxe de séjour 2,9 millions d’euros, ce qui est d’ores et déjà supérieur à l’année 2018 complète.
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Aides conséquentes de l’Etat
L’Etat français se montre un soutien important de la Collectivité en 2019. Il avait déjà donné 400.000 euros l’an dernier pour l’enfouissement des réseaux électriques, il en rajoute plus de 5 millions pour l’année qui débute. Autre enveloppe, un demi-million d’euros qui participeront à l’extension du centre-médico social (dispensaire). Enfin, un peu plus de 12.000 euros au collège Mireille-Choisy pour son programme numérique. Dans l’autre sens, il faut noter le retour du paiement de la DGC par la Collectivité à Bercy, environ 2,9 millions d’euros. Un dû qui avait été exonéré l’an dernier en raison de l’ouragan Irma.


JSB 1322

Journal de Saint-Barth N°1322 du 04/04/2019

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