Le débat d’orientations budgétaires, demain au conseil territorial

Etape obligatoire avant le vote du budget 2019 : le conseil territorial devra débattre, lors de sa réunion du vendredi 8 février, des orientations budgétaires de la Collectivité. Avec les chiffres de l’année écoulée, les prévisions pour celle qui démarre, et la liste des projets prioritaires. 

 

Le vote du budget en tant que tel n’interviendra qu’au cours d’une prochaine réunion. Demain, les élus sont invités à débattre plus généralement des projets budgétaires et de l’état des finances de la Collectivité. L’objectif du débat d’orientation budgétaire (Dob) est d’améliorer l’information des élus et de renforcer les échanges et les débats avant l’adoption du budget 2019.

 

Le président de la Collectivité présentera donc les évolutions prévues en matière de dépenses et de recettes, les programmes d’investissement les plus lourds des années qui viennent, et ne manquera sûrement pas de féliciter le niveau zéro d’endettement de l’institution. Les élus pourront s’appuyer sur un rapport qui expose la situation financière de la Collectivité, au terme de l’année 2018.

 

Les dépenses restent stables

Les dépenses réelles de fonctionnement de la Collectivité n’ont pas beaucoup varié, avec 41,3 millions d’euros (dont 11,1 pour la masse salariale) en 2018, soit 1,6% de plus qu’en 2017.

 

Les prestations de services augmentent, principalement avec l’engagement des dépenses pour la modernisation du site de propreté Dalkia Wastenergy et le surplus d’activité lié à Irma, notamment les coûteuses barges d’exportation. Ainsi, la société de traitement des déchets a reçu 8,8 millions d’euros de la Com, contre 7 millions en 2017.

Bonne nouvelle du côté de l’entretien des voies et réseaux : seulement 249.000 euros ont été dépensés, sur le million prévu à cet effet, l’essentiel ayant été payé en 2017. L’entretien des terrains, qui inclut les plages donc le ramassage des sargasses, représente 1,2 million d’euros en 2018. Globalement, la ligne des dépenses reste stable par rapport à 2017.

 

Côté investissement, en 2018, la Collectivité a engagé 23,3 millions d’euros, la plupart dans les programmes d’équipements (19,1 millions) et les acquisitions foncières (4,1 millions).

 

La taxe de séjour en chute libre

C’était à prévoir, l’impact d’Irma sur les recettes publiques est davantage visible en 2018 qu’en 2017. Mais au vu de l’ampleur de l’ouragan, la baisse des recettes de fonctionnement n’est pas si énorme : 8% de moins, soit 66,9 millions d’euros, au lieu de 72,8 millions en 2017.

 

Les droits de mutation ramènent à eux seuls 17,2 millions d’euros dans les caisses, soit une baisse de 14% par rapport à 2017. Ce n’est rien par rapport à la chute libre de la taxe de séjour, à moins 86% : elle a rapporté 2,3 millions d’euros, contre 7,5 millions en 2017, et 7,2 millions en 2016. La courbe des recettes portuaires et aéroportuaires suit celle de la fréquentation (notre édition 1313), avec -21% en 2018.

 

Il y a de quoi se consoler du côté des droits de quai, qui augmentent eux de 25%, en atteignant 17,6 millions d’euros. Logique avec l’importation massive de matériaux induite par la reconstruction.

 

Pour l’année qui débute…

La Collectivité prévoit 62,9 millions d’euros dans sa section investissement. Avec d’importants chantiers qui s’ouvrent cette année (réfection de l’éclairage public, gros travaux de voirie, poursuite de l’enfouissement du réseau électrique), et 15 millions d’euros dédiés l’acquisition de foncier. Attention, cela ne veut pas dire que toutes les sommes provisionnées seront dépensées : il s’agit d’un budget prévisionnel.

Côté fonctionnement, elle fixe la barre au même niveau qu’en 2018, soit 41,8 millions d’euros.


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Les priorités de la Com en 2019


Le rapport qui doit orienter les élus pour le débat d’orientations budgétaires dresse aussi la liste des priorités pour l’année. Premier point, qui sera développé indépendamment du Dob lors du conseil territorial de ce vendredi 8 février, la construction du parking et de la salle de spectacles (lire page suivante). Le concours architectural sera lancé cette année, si les élus valident le lancement du projet.

 

L’extension du port de commerce envisagée

Deuxième point, l’aménagement de l’entrée de Gustavia. La route qui relie le bâtiment des droits de quai au parking de la République doit être aménagée pour améliorer la sécurité en cas de cyclone, mais aussi celle des piétons qui l’empruntent. Enfin, l’extension du port de commerce en direction de l’entrée de Gustavia est envisagée, pour soulager le port qui est au maximum de sa capacité, et sécuriser le point de pompage de l’eau de mer.

Ensuite viennent la rénovation de l’ancienne mairie (lire page suivante), et la reconstruction des sanitaires du port, projet qui pourrait intégrer la création d’un local de stockage pour la SNSM (Société nationale du secours en mer).

Le projet de construction d’une caserne pour les pompiers a été reporté ; une rénovation du bâtiment existant, à Saint-Jean, figure donc dans la liste des priorités. La construction d’un garage est prévue, comme la réhabilitation de la caserne avec, éventuellement, la création d’un dispositif de barrage anti-inondation.

 

Côté voirie, l’aménagement du fond de rade de Gustavia, la portion de route entre le morne Tourterelle et l’Eden Rock, avec réfection du pont de Saint-Jean, apparaissent en haut de la liste.

 

Ombrières solaires sur les parkings publics

La rédaction de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) arrive à son terme. La réflexion sur la transition énergétique doit être approfondie, mais d’ores et déjà, la Com envisage l’installation d’ombrières photovoltaïques sur plusieurs parkings, notamment ceux de l’hôtel de la Collectivité et du dispensaire.

 

La construction des ateliers techniques territoriaux devrait débuter à Saline, pour accueillir les équipes des services techniques et stocker leur matériel.

 

L’étude pour la délocalisation des écoles doit être lancée cette année, un document qui servira de base au concours architectural. Le devenir du quai Rockefeller récemment acheté doit aussi être acté.

La route reliant la Villa Créole à Saline doit être refaite, ainsi que la rue Lubin-Brin à Gustavia, avec un trottoir pour sécuriser les piétons. Ces travaux seraient lancés en 2020. A Gouverneur, les chevaux partis, le projet de ferme pédagogique pourra aussi être entamé, avec les travaux nécessaires.

 

Cette liste ambitieuse est une feuille de route, qui ne signifie pas que tout sera effectué dans l’année. L’idée est plutôt de hiérarchiser les nombreux projets de la Collectivité.


JSB 1314











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