Bromates dans l’eau de ville : « Nous avons la solution technique »

Le problème de l’eau de ville est très pénalisant pour beaucoup, je ne trouve pas normal qu’après tout ce temps nous n’arrivions pas à avoir de l’eau potable », s’inquiète Ernest Magras, élu de la majorité, qui suggère au conseil territorial de demander une « commission sénatoriale ou de l’Assemblée nationale pour se pencher sur la question », ou encore de « mandater des experts pour aider la Saur » à régler le problème des bromates. « La Saur travaille sans relâche sur ce problème qui est un problème infime », répond Bruno Magras.

Sophie Durand Olivaud, directrice des services techniques présente dans le public, prend le micro : « La solution technique, on l’a déjà. » Elle fait allusion au bioxyde, nouveau système de traitement de l’eau mis en place à la sortie du réservoir de Colombier. « Le traitement fonctionne. Le problème que l’on rencontre, ce sont les analyses de confirmation. On a des soucis avec l’institut Pasteur en Guadeloupe. Nous travaillons donc avec le laboratoire local Sanilab, qui est sur le point de se doter du système d’analyse nécessaire. Il ne sera pas agréé mais nous permettra de constater plus rapidement si les systèmes mis en place marchent. C’est une question de semaines. »

Et de préciser que le bioxyde acquis par la Saur est une technologie « pilote, avec un générateur qui n’est pas destiné à fonctionner de façon permanente. Pour cela, il faudra construire près du réservoir et s’équiper de deux générateurs, c’est une autre histoire qui interviendra dans un second temps. »

« Je ne peux pas comprendre que l’on n’ait pas les moyens de faire des analyses correctement ! » insiste Ernest Magras. « Si l’institut Pasteur en Guadeloupe n’en a pas les moyens, faisons appel à un laboratoire en métropole. » « Ce n’est pas si simple. Les échantillons doivent être au froid, ils voyagent dans une glacière. Pour la métropole, il faudrait un conteneur réfrigéré… Sanilab nous permettra déjà de travailler efficacement. » Bruno Magras tempère : « C’est un problème mineur… » « C’est un problème majeur. L’eau, c’est la vie », le coupe Ernest Magras. « Aujourd’hui, je suis confiante », rassure la directrice des services techniques.

Quand à la question que nous posions la semaine dernière (JSB 1321), à savoir si les autorités peuvent garantir l’absence de bromates dans l’eau de ville avant juillet, Bruno Magras a un avis : « De mon point de vue, le problème des bromates a toujours existé. Valérie Denux, directrice de l’ARS, m’a indiqué que les bromates, si on les absorbe sur le long terme, peuvent provoquer des problèmes de reins. Or, à Saint-Barthélemy, nous n’avons heureusement aucun dialysé. »

Valérie Denux nous a répondu que si les bromates n’étaient pas systématiquement recherchés lors des analyses, ils l’avaient tout de même été de façon ponctuelle, et le taux restait en deçà du seuil légal à ne pas dépasser.


JSB 1322

Journal de Saint-Barth N°1322 du 04/04/2019

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