Sainte-Lucie.
Uber dans le collimateur du gouvernement
Malgré deux avertissements lui enjoignant de cesser ses activités, qualifiées d'illégales par les autorités, le gouvernement de Sainte-Lucie affirme que la société américaine de VTC Uber continue d'opérer sur l'île. Selon une information relayée par le Caribbean National Weekly, le ministre du Tourisme, Ernest Hilaire, a déclaré que le gouvernement avait clairement indiqué que toute entreprise entrant dans le secteur des transports devait se conformer aux lois et réglementations locales. « Nous attendons une réunion de suivi afin d'obtenir des indications claires sur les intentions d'Uber, a indiqué le ministre. Pour l'instant, il semblerait qu'ils continuent de proposer leurs services à Sainte-Lucie et, hier encore, je leur ai adressé une deuxième lettre leur rappelant qu'ils opèrent illégalement sur l'île. » Début février, le gouvernement de Philip J. Pierre avait déclaré n'avoir « en aucun cas approuvé, autorisé ou encouragé Uber à exercer ses activités à Sainte-Lucie », alors que le récent lancement de l'entreprise sur l'île suscitait un débat public croissant, écrite le CNW. Le ministre du Tourisme a souligné le fait que la société Uber n’a pas obtenu de licence commerciale, ne s’est pas enregistrée auprès des services des impôts et n’a pas reçu de certification avant de commencer à se développer sur l’île. Le gouvernement a exigé que Uber cesse toute activité jusqu’à ce que la société soit en règle.
Bahamas.
Des financements « alternatifs » pour la rénovation de l’aéroport
L'année dernière, le gouvernement a signé un accord avec Aerodrome Limited, Manchester Airport Group (MAG) Limited et BHM Construction International UK pour la transformation de l'aéroport international de Grand Bahama (GBIA), grandement endommagé par l'ouragan Dorian. Un projet à 200 millions de dollars, explique le Nassau Guardian. Problème : l’accord finalisé après de longues négociations a partiellement capoté. Notamment en raison du fait que le financement que devait fournir un groupe d’entreprises bahaméennes n’a pas été débloqué. Résultat : le gouvernement est désormais à la recherche de nouveaux financements, « alternatifs » selon les termes employés par le vice-premier ministre et ministre du Tourisme, Chester Cooper. Michael Pintard, leader du Free National Movement (FNM), a fustigé l’absence d’avancée dans le projet dans les colonnes du Nassau Guardian. « Le Parti travailliste avait promis un nouveau terminal domestique et le pré-dédouanement pour les vols intérieurs américains d'ici avril 2025, a déclaré Michael Pintard. Il n'y a eu ni première pelletée de terre, ni progrès visible, ni réponses. Chaque mois de retard coûte à Grand Bahama des emplois, des investisseurs et des recettes touristiques. Nous ignorons toujours les plans. Nous ignorons le coût. Nous ne savons même pas qui gérera l'aéroport une fois construit. » Selon le Nassau Guardian, le gouvernement n'a pas fourni de calendrier précis concernant la reconstruction de l'aéroport.
Jamaïque.
185 millions de dollars de nouvelles taxes
La ministre des Finances, Fayval Williams, a annoncé devant la Chambre des représentants que le gouvernement de la Jamaïque entend instaurer des taxes supplémentaires sur l’exercice 2026-2027. Celles-ci devraient rapporter à l’État plus de 185 millions de dollars. Une décision qui fait suite au passage dévastateur de l’ouragan Mélissa qui a entraîné plus de huit milliards de dollars de dégâts matériels, précise le Caribbean National Weekly. Au cœur de ce plan de recettes figure une nouvelle taxe spéciale à la consommation sur les boissons sucrées non alcoolisées qui devrait rapporter 63 millions de dollars dès sa première année d'application. « L'objectif principal de cette mesure n'est pas seulement la mobilisation des recettes, a insisté la ministre des Finances. Elle soutient également des objectifs de santé publique plus larges. » Sachant que les taux d'obésité et de diabète sont élevés sur l'île. L’augmentation des taxes concernera aussi les cigarettes, l’alcool pur, les services numériques et aux biens immatériels, la taxe sur les biens et services, mais aussi une révision des allègements fiscaux sur les véhicules automobiles pour les fonctionnaires. Le CNW souligne le fait que ce sont les premières nouvelles taxes introduites par un gouvernement depuis dix ans. « Il a fallu un ouragan de catégorie 5 pour que cela se produise », a déclaré la ministre, précisant que le gouvernement reste déterminé à augmenter les salaires du secteur public et à relever le seuil d’imposition sur le revenu à 12.145 dollars dès le 1er avril 2026.
Saba/Saint-Eustache.
Des liaisons aériennes devenues inabordables
La flambée des tarifs aériens entre Saint-Martin et les îles de Saba et Saint-Eustache met à rude épreuve le quotidien des habitants, écrit le Saba News, relayant les propos de Bram Strepel, secrétaire d’État aux Îles, qui a soulevé ce problème sur le réseau social et professionnel LinkedIn. « Le coût exorbitant de ces liaisons (plus de 400 dollars pour un vol de 12 minutes) affecte directement Saba et Saint-Eustache, impactant la qualité de vie, le tourisme, l’économie et le système de santé », a ainsi écrit le secrétaire d’Etat dans une publication en ligne. Le problème est désormais porté à l’attention de La Haye, assure le Saba News. Ainsi, les députés Heera Dijk et Tijs van den Brink ont adressé des questions officielles au gouvernement concernant cette situation. Les deux élus demandent quelles sont les mesures que le gouvernement compte prendre pour garantir l’accessibilité des îles, « d’autant plus que ces liaisons aériennes remplissent une fonction de service public essentielle ». De son côté, Bram Strepel affirme que malgré l'attention politique croissante portée à cette question, le sentiment d'urgence reste insuffisant. Il rappelle que les habitants dépendent de ces vols pour accéder aux soins médicaux, à l'éducation et au travail. Les élus insulaires réclament donc des mesures temporaires en attendant l'élaboration de solutions à plus long terme, écrit le Saba News, qui évoque la possibilité de mettre en place un système d'obligation de service public ou d'autres formes de soutien financier.
Iles Vierges (US).
Charters : la concurrence des Iles Vierges britanniques inquiète
L’industrie maritime des Îles Vierges étasuniennes est confrontée à une pression concurrentielle croissante de la part des Îles Vierges britanniques, explique le Virgin Islands Consortium. Selon Kennon Jones, directeur général de la Virgin Island Professional Charter Association, l’industrie maritime court le risque de « poursuivre son déclin si les décideurs politiques ne prennent pas de mesures correctives délibérées ». Kennon Jones a ainsi déclaré devant la Commission des opérations gouvernementales que les retards dans l’obtention des permis et les lacunes en matière d’infrastructures fragilisent le secteur maritime des Îles Vierges américaines, tandis que les entreprises se délocalisent vers les Îles Vierges britanniques. Plus de 90 navires ont déjà pris la tangente chez le voisin britannique en 2025. Et Kennon Jones a affirmé que les projets d'agrandissement des marinas et de l’aéroport des Îles Vierges britanniques devraient accentuer l’écart de compétitivité. Le dirigeant a aussi pointé du doigt la réglementation relative à la gestion des zones côtières, affirmant que les seuils de dépenses déclenchant les permis importants n’avaient pas été mis à jour depuis 1979. Il a expliqué que la construction d’un « modeste bar de plage » ou d’un quai coûtant quelques dizaines de milliers de dollars pouvait entraîner les mêmes exigences en matière de permis qu’un projet de jetée pour paquebot de croisière de plusieurs millions de dollars. Pour tenter d’expliquer l’inertie de la classe politique, un sénateur a indiqué que les évolutions réclamées par les professionnels du secteur ont déjà été évoquées et ont entrainé « de vives controverses ». Manifestement, celles-ci n’ont pas freiné les responsables du côté britannique.
Porto Rico.
« L’enfant à naître » reconnu comme un être humain dans le code pénal
Le San Juan Daily Star rapporte que la gouverneure Jenniffer González Colón a promulgué jeudi dernier le projet de loi sénatorial 923, modifiant l’article 92 du Code pénal afin d’établir que le terme « être humain » inclut « l’enfant à naître » à n’importe quel stade de la gestation dans l’utérus de la mère. Ce texte législatif, initialement déposé sous la référence est devenu une loi après sa signature par la gouverneure, est-il précisé dans l’article. Selon le communiqué officiel, cet amendement complète la loi dite loi Keyshla Madlane qui qualifie de meurtre au premier degré le meurtre intentionnel et délibéré d’une femme enceinte entraînant également la mort de l’enfant à naître. « Cette loi vise à harmoniser les dispositions pénales existantes en incluant expressément l’enfant à naître dans la définition applicable aux articles du Code pénal », souligne le San Juan Star.
République dominicaine.
Arrestation d’un superviseur de la DEA
Le Dominican Today relaie une information révélée par l’agence Associated Press qui rapporte l’arrestation de l’un des superviseurs de la DEA (Durg Enforcement Administration, le service étasunien de lutte contre le trafic de stupéfiants) en République dominicaine. L’interpellation s’est produite jeudi dernier dans le cadre d'une enquête pour détournement de fonds provenant d'un programme étasunien de visas d'informateurs confidentiels. L'agence AP a rapporté que cette arrestation est intervenue quelques heures après la fermeture inattendue par l'administration du président Donald Trump du bureau antidrogue de ce pays des Caraïbes. Si l'ambassadrice des États-Unis, Leah Campos, n’a fourni aucune raison particulière à la fermeture du bureau de la DEA à Saint-Domingue, elle a déclaré qu’elle ne « tolérerait pas la corruption ». Pour l’heure, l’enquête menée par le département étasunien de la sécurité intérieure est en cours.
Saint-Martin.
Des orientations budgétaires « provisoires »
Les élus du conseil territorial de Saint-Martin ont débattu le vendredi 13 février sur le rapport d’orientations budgétaires 2026. Dès son introduction, le président Louis Mussington a rappelé le caractère provisoire du rapport. Dans un article consacré au sujet, le 97150 explique : « Les chiffres de 2025 sont en effet à analyser avec prudence car nombre de régularisations restent à rattacher en recette, environ 30 millions d’euros, et environ 6 millions en dépenses ; ce qui donne un caractère incertain à ces prévisions. » Le budget définitif sera voté en juin. Si des efforts de gestion ont été relevé lors du conseil, le dossier Air Antilles a évidemment soulevé quelques interrogations. Comme l’a rappelé une élue, la Collectivité a fourni une avance de 6 millions d’euros en compte courant, souscrit deux prêts de 10 millions chacun et un autre prêt de 3 millions pour assurer la trésorerie. « La procédure de redressement judiciaire permet certes de geler les dettes (contractées avant le 2 janvier), mais pas de les annuler », indique le 97150.
Guadeloupe.
Une campagne sucrière incertaine
La campagne sucrière doit débuter le 19 février en Guadeloupe à l’usine Gardel, mais les négociations sociales sont toujours au point mort, explique RCI dans un article paru le 16 février. Il est précisé qu’à quelques jours du lancement, la filière canne démarre « dans un climat de tensions persistantes et d’incertitudes agricoles ». En effet, les syndicats et la direction n’ont toujours pas trouvé d’accord, malgré cinq réunions de négociations. Selon RCI, le syndicat UGTG accuse la direction d’imposer un représentant qui ne serait plus mandaté par aucun syndicat, « une pratique jugée illégale et destinée à freiner les discussions », souligne RCI qui ajoute : « Les syndicats dénoncent également l’absence de transmission des données de production des trois dernières années, qu’ils jugent indispensables pour mener des négociations sérieuses. » En 2025, près de 300.000 tonnes de cannes n’ont pas été récoltées. Ce qui a représenté de lourdes pertes pour la filière. Cette année, la direction de l’usine Gardel assure vouloir produire 418.000 tonnes de cannes à sucre, tandis que Marie-Galante devrait en produire environ 60.000 tonnes supplémentaires à partir de mars, indique RCI.
