La semaine judiciaire du président de la Collectivité territoriale de Saint-Martin s’annonçait chargée. Mais Louis Mussington a bénéficié de deux renvois à des dates ultérieures dans les affaires qui le concernent. Le lundi 5 octobre, l’élu était convoqué devant le tribunal de Saint-Martin pour y répondre de « prise illégale d’intérêts ». Un dossier qui implique notamment l’embauche présumée illégale de plusieurs membres de sa famille entre 2022 et 2024 au sein de la Collectivité de Saint-Martin. Une première affaire qui a été renvoyée au 11 janvier prochain, à la demande de l’avocat de Louis Mussington, Me Dominique Nicolas. Une audience à laquelle l’élu n’a pas assisté. Selon le Soualiga Post, le tribunal a indiqué au conseil du président Mussington qu’il souhaitait « tout particulièrement » le voir comparaître le 11 janvier pour qu’il réponde aux faits qui lui sont reprochés dans la salle d’audience et en présence des journalistes.
Autre jour, le mercredi 7 octobre, autre affaire pour Louis Mussington. Cette fois, il est appelé à comparaître avec ses quatre vice-présidents : Michel Petit, Bernadette Davis, Dominique Democrite Louisy et Alain Richardson. Mais là encore, aucun prévenu ne daigne se présenter à la barre du tribunal. Tous sont poursuivis pour des faits de favoritisme et de détournement de bien public. Il leur est reproché d’avoir bénéficié chacun, « en dehors de tout cadre juridique légal » précise la 1ère, d’un ou deux véhicules de fonction. Le préjudice financier pour la collectivité serait proche de 260.000 euros. Les avocats des cinq prévenus ont formulé une demande de renvoi qui a été accordé, après une suspension d’audience, par les magistrats. L’examen du dossier a été renvoyé au 13 janvier prochain.
Un début d’année réjouissant en perspective pour le président de la Collectivité de Saint-Martin, deux mois avant les élections territoriales du 14 mars.
