Saint-Barth - Poules et potager

Poules et Potager : une aventure familiale

 

Ils sont victimes de leur succès. Les prochains créneaux disponibles pour acheter des œufs issus de l’élevage Poules et Potager ne sont pas disponibles avant trois semaines. Emilie, David et leur fille Lilith croulent sous les demandes pour leurs œufs locaux, élevés sur leur terrain à Marigot. 
Malgré la chaleur écrasante de ce samedi matin, David est dans son poulailler en train d’inspecter les travaux finis. Il y est depuis cinq heures du matin. « On cherche toujours à améliorer quelque chose, pour que les poules se sentent le mieux possible », sourit Emilie. Dernier aménagement en date : l’ajout d’une zone d’ombre pour que les poules puissent profiter de l’extérieur sans trop souffrir du soleil. « David est très manuel, c’est une chance, précise Emilie. Moi j’apporte les idées et lui construit. On se complète bien. » Les pensionnaires bénéficient aussi d’un brumisateur bricolé par David : une aspersion de sept secondes toutes les quarante minutes. « Ce n’est pas ça qui va vider ma citerne, et si on peut rendre leur vie quotidienne un peu plus agréable », s’amuse l’ancien moniteur de plongée. 

Des animaux sensibles
Avec le sourire, David fait visiter le poulailler. Il montre tous les aménagements réalisés pour améliorer la vie des poules, et rendre la leur plus facile. « On a une vie professionnelle et familiale, donc il faut pouvoir tout gérer », déclare David. Leur fille Lilith déambule sans crainte à côté des poussins. « C’est important, ça la sensibilise au bien-être animal », insiste Emilie. Tous les jours, avant de partir au travail, David vérifie que tout le monde va bien. « Elles me suivent comme si j’étais Moïse », s’amuse le quadragénaire. «Les poules sont des animaux très sensibles, ajoute Emilie. Elles peuvent reconnaître jusqu’à 10 visages, et le son des voix. » Le couple s’est formé tout seul en ligne sur les besoins de la poule. Un sujet qui n’était pas totalement nouveau pour David puisque ses grands-parents et son père ont eu des poules. «On s’est dit pourquoi pas avoir des poules pour avoir nos propres œufs, retrace le bricoleur. De fil en aiguille, on nous a demandé si on en vendait, donc on a agrandi le cheptel. » Emilie et David prévoient d’augmenter leur production, actuellement limitée à une douzaine d’œufs par jour. «On a 25 poules qui vont bientôt pondre, et surtout, on a 106 poussins », précise David dont le son de la voix est masqué par un piaillement constant. D’ici au mois de novembre, le couple prévoit d’avoir une production de 10 à 12 douzaines d’œufs par jour. 

Production de cornichons
Pour le moment, David et Emilie se concentrent sur la vente directe ou sur les marchés. « Si on a beaucoup d’œufs, on pourra se présenter sur le marché de Gustavia, anticipe l’éleveur. Promis, on ramènera juste les œufs pas les poules. » L’entreprise familiale essaie de collaborer avec des supermarchés pour récupérer les invendus en fruits et en légumes. Coupés en morceaux puis congelés, ils deviennent des glaçons rafraîchissants pour les poules. Si le couple est contraint d’importer de l’Hexagone le mélange de céréales pour nourrir les poules, ainsi que les poussins, il cherche à faire du circuit court et local pour le reste. Les déjections des poussins sont utilisées pour le compost. « ça permet de booster la croissance des cornichons », sourit Emilie. La diplômée d’un baccalauréat professionnel en cuisine fait pousser dans le potager des cornichons, qu’elle prépare avec « sa solution secrète ». «L’année dernière, j’avais plus d’une vingtaine de bocaux, ils sont tous partis », ajoute la trentenaire. Emilie et David rêvent d’agrandir le cheptel afin d’accueillir davantage de poules et répondre à la demande croissante pour des œufs frais, le tout, accompagnés de leur fille. 

Plus d’informations par courriel à poulesetpotager971@gmail.com ou par WhatsApp au +590 690 49-4595

 

Journal de Saint-Barth N°1675 du 23/07/2026

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