Orange va procéder à la fermeture définitive du réseau mobile 2G le 29 septembre à Saint-Barthélemy. La 3G disparaîtra en 2028.
Un petit téléphone mobile dont le clapet claque après l’envoi d’un sms ou la fin d’une conversation. L’appareil est fonctionnel mais appartient à un autre âge. De plus, dans quelques jours, il n’aura plus aucune utilité. Principalement en raison du fait qu’il ne fonctionne que sur le réseau 2G. Or, celui-ci va définitivement disparaître le 29 septembre à Saint-Barthélemy et sur la quasi-totalité du territoire français. Seule Mayotte bénéficiera encore de la technologie jusqu’à la fin de l’année. Une disparition annoncée et programmée par Orange depuis des années.
« La 2G a rendu de grands services sur nos territoires, rappelle Chantal Maurice, déléguée régionale d’Orange. Elle est arrivée aux Antilles-Guyane en 1996 et a été le support principal de la téléphonie mobile pendant des années. Mais aujourd’hui, elle ne répond plus aux besoins. » En mettant un terme au réseau 2G (la 3G s’arrêtera fin 2028), Orange participe à un mouvement mondial entrepris par de nombreux opérateurs. «L’objectif est de se concentrer sur la 4 et la 5G », explique Chantal Maurice.
Un final en trois phases
En 2026, seule une minorité de clients d’Orange a encore recours à la 2G. « 2 à 3% en début d’année, la plupart des clients utilisent des smartphones », indique la déléguée régionale d’Orange. A Saint-Barthélemy, la campagne de communication annonçant l’arrêt du réseau a été lancée dès 2022. Par courrier, par sms… « Nous sommes restés vigilants vis-à-vis des personnes qui utilisaient encore la 2G », assure Chantal Maurice.
Aux Antilles, l’arrêt de la 2G s’est déroulée en trois phases. Une première en avril avec une déconnection de trois communes de Guadeloupe (Lamentin, Abymes, Baie-Mahault), une deuxième en mai sur la Martinique (Le Lamentin), à Saint-Martin (Peatree Hill, Rambaud et Marigot) et à Saint-Barth (Cul-de-Sac, Quatre Vents et Colombier), et la troisième qui interviendra le 29 septembre avec un arrêt généralisé. « A ce jour, nous n’avons pas eu de remontée sur des problématiques quelconques, assure Chantal Maurice. Car la bonne nouvelle est que la plupart des gens ont déjà migré vers les nouvelles technologies. »
Libérer de l’espace
Techniquement, le processus s’avère des plus simples. «La 2G est un réseau ancien qui est très peu utilisé, explique la déléguée régionale d’Orange. Mais il occupe de la bande fréquence, qui n’est pas extensible, et qui consomme de l’énergie. Donc, il sera tout simplement éteint. Et l’espace libéré pourra être réattribué pour les autres fréquences. En sachant que les nouveaux réseaux sont beaucoup moins énergivores. Cela va permettre de réduire l’empreinte énergétique, ce qui est un enjeu important. »
Pour les quelques personnes qui utilisent encore un appareil fonctionnant uniquement sur la 2G, il va donc être urgent de changer de téléphone. Mais il faudra penser à se rendre en boutique Orange pour changer la carte Sim. « Un changement qui est gratuit en boutique », précise Chantal Maurice.
Pour les professionnels que ne l’ont pas encore fait, il va être indispensable de recenser tous les équipements qui fonctionnent avec la 2G. « Il y en a encore plusieurs », rappelle la directrice régionale d’Orange qui cite les téléalarmes, des systèmes de sécurité, de la télésurveillance, des terminaux de paiement… « Si les entreprises ont un doute, il leur suffit de se rapprocher de leur installateur qui pourra les rassurer sur la marche à suivre, ajoute Chantal Maurice. Pour ne pas avoir de surprise, nous invitons tout le monde à se renseigner dès maintenant. »
Selon les données de l’Arcep (Autorité de régulation des communication électroniques, des postes et de la distribution de la presse) incluses dans un rapport de juillet 2026, le nombre de cartes Sim actives à l’année à Saint-Barthélemy oscillait entre 12 et 15.000 en 2025.
T.F.
