Si l’ouverture de la saison touristique n’interviendra que dans quelques semaines, celle des hôtels et des restaurants approche à grands pas. Les salariés et travailleurs saisonniers reviennent progressivement à Saint-Barth. Une découverte, pour beaucoup. Par conséquent, afin de s’assurer que leurs employés n’ignorent aucun des risques et autres «dangers » auxquels ils vont être confrontés tout au long de la saison, la plupart des hôtels de l’île sollicitent la gendarmerie et l’Agence territoriale de l’environnement. Ce, afin de dispenser des sessions d’information et de sensibilisation auprès des nouveaux arrivants mais aussi des habitués qui pourraient avoir besoin de quelques rappels.
Ce jeudi 8 octobre, c’est auprès des personnels de l’Eden Rock que la gendarmerie intervient. «Nous présentons les particularités de Saint-Barthélemy, le fonctionnement des services de secours, le réseau routiers avec ses dangers et les sanctions encourues en cas d’infraction, les dangers qui entourent les sorties, la consommation d’alcool ou de stupéfiants », explique le capitaine Jonathan Quinchon, commandant de la brigade de Saint-Barthélemy. L’officier souligne notamment les sanctions immédiates auxquelles s’exposent tous les usagers de la route, qu’ils soient saisonniers ou non.
De la contravention au délit
Par exemple, la détection de l’usage de stupéfiants entraîne une amende de 500 euros et la suspension du permis de conduire. « Il ne faut pas oublier que la consommation de stupéfiants peut être détectée plusieurs jours après la prise », rappelle le capitaine. Il insiste aussi sur les sanctions qui découlent d’une consommation d’alcool avant de prendre la route. A partir d’un taux de 0,25 milligramme d’alcool par litre d’air expiré et jusqu’à 0,39 mg/l, l’usager est passible d’une contravention (135 euros minimum), d’un retrait de point (6) et d’une éventuelle suspension de son permis. Au-delà d’un taux de 0,4 mg/l, il ne s’agit plus d’une contravention mais d’un délit. Le contrevenant s’expose donc à un retrait de point, une suspension de son permis de conduire, une amende pouvant aller jusqu’à 4.500 euros, une immobilisation et une mise en fourrière de son véhicule, voire une peine d’emprisonnement.
Parallèlement, l’Agence territoriale de l’environnement va utiliser ses séances afin de sensibiliser les travailleurs à toutes les bonnes habitudes à prendre afin de vivre en harmonie avec la biodiversité locale qui constitue leur nouvel environnement. Des rencontres on ne peut plus importantes afin de protéger les espèces les plus exposées de l’île.
