Saint-Barth -

Les Rascasse, équipe féminine de Rugby du club Les Barracudas en compagnie de leurs entraîneurs, Fabien Maurel et Thomas Boisseau. Photo ©DR

Rugby : Thomas Boisseau rejoint le staff des Barracudas

En moins de trois saisons, Thomas Boisseau est devenu une figure incontournable de l’encadrement sénior du rugby sur notre île. Initié par Fabien Maurel pour coacher, à ses côtés, l’équipe féminine des Rascasses, jusqu’au titre de championnes régionale décroché l’été dernier, il rempile cette année et intègre le staff des séniors hommes, guidé par Paul Bessières. 
Interview d’un ancien joueur, devenu indispensable sur le bord des terrains.

 

Pourquoi intégrer le staff de l’équipe sénior hommes, les Barracudas ? 
Thomas Boisseau : J’ai été contraint d’arrêter ma carrière de joueur pour cause de blessures, ce qui m’a amené à être coach, pour garder le lien avec le rugby. J’ai commencé avec l’équipe féminine et çà a bien fonctionné, puisque l’Entente des Iles du Nord (les Rascasses de Saint-Barth et les Archigirls de Saint-Martin), a été sacrée championne de Guadeloupe la saison dernière. Cet été, le club m’a sollicité pour rejoindre le staff des séniors hommes, pour travailler aux côtés de Paul Bessières et Patrick Rivière. J’ai accepté de relever ce challenge tout naturellement.

Avec le staff, quels objectifs avez-vous fixé aux Barracudas pour cette saison ? 
On veut que l’équipe prenne du plaisir à jouer ensemble, on veut un groupe soudé, qui pense en permanence à « l’entraide ». Pour la partie rugby, notre objectif c’est de jouer la demi-finale du championnat à domicile, ce que l’on n’a pas obtenu l’an dernier et qui est très important pour le club. Ce sont des moments de vie rugbystique unique, qu’on veut revivre avec le club et le public. 

Que pensez vous de votre groupe sénior homme cette année ? 
On n’est pas encore au complet, on attend des retours… en attendant, on a une bonne dynamique, une belle bande de copains. Sur le terrain, il y a encore des réglages à trouver mais je pense que le groupe veut se tirer vers le haut pour réaliser une bonne saison.

Le week-end dernier, à Saint Martin, vous avez participé à la première journée du championnat de rugby à 7, vous comptez participer à toutes les journées de ce format malgré certains freins financiers et calendaires ? 
On a décidé, avec le staff, avant le lancement de la saison, de participer à 2 journées de ce championnat, pour que l’équipe se familiarise avec l’intensité des matchs que nous jouerons à 15 dans la saison. Le club a suivi notre décision et nous appuie au niveau budget, nous le remercions pour ça, car nous avons pu disputer la journée à Saint Martin, samedi dernier, et nous pourrons être aussi de la journée qui se jouera à Marie-Galante, d’ici quelques semaines. Le rugby à 7 nous permet de voir le potentiel des joueurs, de donner du temps de jeu à tout le monde, nouveaux comme cadres. 

L’an dernier, l’équipe féminine Entente des îles du Nord, (Rascasses de Saint-Barth et Archigirls de Saint-Martin) a décroché le 1er titre régional de l’histoire du club. Que retenez-vous à l’aube de cette nouvelle saison ? 
Ce qu’il faut le plus retenir, c’est tout le travail fourni par les joueuses durant les deux saisons qui les ont amenées au titre de championnes. Elles ont demandé deux entraînements par semaine après avoir perdu la première finale, il y a deux saisons de cela. Les joueuses n’ont pas rechigné à faire plus d’effort pour y arriver. C’est cette énergie qu’elles mettaient aux entraînements qui les ont amenées à être championnes de Guadeloupe.

Cette saison Saint Barth et Saint Martin auront deux équipes distinctes. comment allez-vous vous adapter à ce changement ?
L’Entente des îles du Nord est mise en sommeil pour cette saison c’est vrai… Saint Martin a une vingtaine de joueuses à l’entraînement et souhaite ne laisser aucune de leurs pensionnaires sur le « carreau ». Elles nous ont donc indiqué qu’elles allaient disputer le championnat avec une équipe représentatrice de leur île. Nous, de notre côté, nous allons faire de même… En soi, c’est une bonne nouvelle pour le rugby féminin d’avoir deux équipes distinctes dans les îles du Nord. Cela nous motive à avoir notre identité « Rascasses ». Tout le club se mobilise pour recruter des nouvelles joueuses et faire entendre à toute l’île que le rugby féminin à Saint Barth a une équipe très compétitive.

Les Rascasses sont logiquement candidates à leur propre succession. Comment ellez vous garder les joueuses mobilisées pour réaliser un éventuel « back to back » ? 
C’est un groupe qui est extrêmement volontaire, ces joueuses n’ont pas vraiment besoin de rester mobilisées, elles le sont naturellement ! Elles aiment jouer au rugby et y jouer entre copines, donc il n’y a pas de crainte à avoir sur l’envie. Au contraire, elles sont encore plus motivées à l’idée de pouvoir gagner le championnat avec leurs propres couleurs et leur maillot, celui des Rascasses. Mon groupe veut montrer qu’à Saint Barth, il n’y a pas que les hommes qui jouent et gagnent au rugby, il y a les féminines aussi.

Pour finir, parlons tactique, allez-vous garder la «recette» qui vous a fait gagner l’an dernier ou souhaitez-vous passer à autre chose ?
Je pense qu’on va garder le même système… maintenant, il y a des choses à peaufiner. L’an dernier, avec l’Entente des Iles du Nord, on avait un certain type de joueuses, cette saison les profils sont un peu différents. Tout ça passera par de l’adaptation, mais oui, dans les grandes lignes, on devrait garder, grosso modo, le même système et la même philosophie de jeu, mais en le faisant évoluer, forcément.  
    
 

 

Journal de Saint-Barth N°1683 du 15/10/2026

Fete des quartiers du vent
Hôpital
Clean UP