Une étape importante dans le projet de reconstruction de l’hôpital Irénée de Bruyn a été franchie le mercredi 10 juin. En effet, le jury « maîtrise d’œuvre » s’est réuni afin de procéder à la désignation, parmi de nombreuses candidatures, de trois cabinets d’architecture. Ces derniers disposent désormais de six mois pour présenter leurs esquisses du futur établissement ainsi que leur évaluation financière.
« Nous avons reçu quinze candidatures de grande qualité, précise le directeur de l’hôpital, Éric Djamakorzian. Elles ont été étudiées par un assistant en maîtrise d’ouvrage qui les a présentées aux membres du jury. » Pour sélectionner trois candidats, le jury a examiné le contenu de chaque dossier, notamment pour désigner ceux qui remplissaient toutes les conditions requises pour mener à bien un tel projet.
Le jury « maîtrise d’œuvre » était composé des personnalités suivantes : Xavier Lédée, président du conseil territorial, Marie-Angèle Aubin et Alexandra Questel, vice-présidentes, Éric Djamakorzian, le docteur Souied, président de la commission médicale d’établissement, Marie Allard, cadre supérieur de santé à l’hôpital, M. Pécard, architecte, M. Loustalot, ingénieur à l’Agence régionale de santé, et M. Maurel, architecte. Une absence remarquée au sein de ce jury : celle de la présidente du conseil de surveillance de l’hôpital, également première vice-présidente de la Collectivité, Marie-Hélène Bernier. Une mise à l’écart surprenante en sa qualité de présidente du conseil de surveillance mais qui l’est nettement moins en sa fonction de première vice-présidente de la Collectivité territoriale. En constante opposition avec son ancienne alliée depuis leur rupture politique, fin 2023, Xavier Lédée confirme ainsi sa volonté d’évincer Marie-Hélène Bernier des dossiers de santé. Entre autres. «Depuis 2022, j’ai toujours soutenu et défendu les intérêts de l’hôpital dans l’exercice de mes fonctions, déclare Marie-Hélène Bernier. Je considère donc comme difficilement compréhensible que la présidente du Conseil de surveillance soit écartée d’un projet aussi important sans information préalable ni fondement juridique porté à sa connaissance. » Partisante de la construction d’un nouvel hôpital à Saint-Jean plutôt qu’à Gustavia, l’élue et ses colistiers du groupe Action-Équilibre se démarquent du président, puisque ce dernier a écarté la possibilité d’une relocalisation à Saint-Jean en privilégiant le site actuel, suivi en cela par une courte majorité de conseillers territoriaux. Un autre sujet de discorde entre les deux élus. D’autant plus que le groupe Action-Équilibre continue de protester et a lancé une pétition auprès de la population afin de disposer d’un appui populaire pour réclamer un réexamen du projet de construction à Saint-Jean. Le dossier est donc encore loin d’être clos.
Quoi qu’il en soit, pour les trois cabinets d’architectures choisis par les membres du jury, la prochaine étape interviendra en décembre prochain avec la présentation de leurs esquisses. Il s’agira alors de désigner un seul et unique projet.
