Saint-Barth - Côme Leduc, patron de la SNSM de Saint-Barth

Côme Leduc, patron de la SNSM de Saint-Barth.

La SNSM en appelle aux dons

Tout au long de l’année, les bénévoles de la station Saint-Barth de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) répond aux alertes du Cross (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) afin de porter secours à des marins ou des navires en difficulté. Une mission essentielle dont l’association s’acquitte avec diligence mais qui nécessite des investissements financiers constants. C’est la raison pour laquelle la station a pris la décision de lancer une levée de fonds. Principalement pour financer la remise en état de sa vedette, le Capitaine Danet.
« Il y a pas mal de choses à faire, explique le président de la SNSM de Saint-Barth, Côme Leduc. Une révision moteur, des travaux sur la coque et le pont, de l’entretien général, le matériel radio… Tous les trente mois, on a pour obligation de la sortir de l’eau pour la réviser. » Annuellement, la SNSM a besoin d’environ 100.000 euros pour les opérations d’entretien. Mais c’était avant de réceptionner sa deuxième embarcation : un semi-rigide flambant neuf dont l’achat a été financé conjointement par Le Ponant, la Collectivité territoriale et la SNSM. Un nouveau « moyen » des plus utiles mais qui, bien entendu, implique une hausse du budget d’entretien.
Si la SNSM bénéficie d’une subvention annuelle de la part de la Collectivité d’un montant de 20.000 euros, celle-ci ne couvre qu’une petite partie des besoins. « Aujourd’hui, il faudrait réunir environ 75.000 euros, estime Côme Leduc. Cela représente pas mal d’argent à récolter sur le court terme. » Pour ce faire, et par le biais d’un formulaire de donation accessible en ligne (sur le site de la SNSM ou par le biais d’un QR Code), la station Saint-Barth de la SNSM en appelle à tous les donateurs possibles. Particuliers, privés, entreprises… « En parallèle, on s’est positionné sur des missions annexes qui sont rémunérées, souligne le président. Pour apporter une aide sur le barrage anti-sargasses de Marigot, par exemple. Notre objectif est de rester opérationnel. »
Depuis le début de l’année, la SNSM est intervenue en mer à plus de vingt-cinq reprises. Pour récupérer des navires et des marins à la dérive ou en difficulté, pour aider à la recherche de personnes portées disparues, etc. Sans oublier les sorties d’entraînement et les opérations de maintenance qui réunissent les équipes tous les samedis. En 2026, la station de Saint-Barthélemy compte vingt-six inscrits. «Mais d’autres sont encore en attente », souligne Côme Leduc. La modernisation de la station, son nouveau local à la sortie du port de commerce et le dynamisme de l’équipe en place continue de séduire de nouveaux bénévoles. « On a eu une grosse année, confirme le président. Mais on est toujours à la recherche de nouveaux bénévoles ! » Avis aux amateurs, par conséquent.

Pour faire un don à la SNSM, une fiche est accessible sur la page internet de l’association. 

 

Au secours de deux navires en perdition

La SNSM de Saint-Barthélemy a effectué deux sorties en l’espace de trois jours à la suite d’un signalement adressé par le Cross Antilles Guyane. Le jeudi 1er octobre, le Crossag signale un catamaran en train de sombrer au Sud-Ouest de Fourchue. Lorsque la SNSM arrive sur les lieux, le catamaran flotte encore entre deux eaux et il n’y a aucune trace des occupants à bord. « Ces derniers ont trouvé refuge sur un autre catamaran mouillé dans l’anse de Fourchue, précise la SNSM. Ils sont saufs grâce à la solidarité des gens de mer, ce qui mérite d’être souligné. Merci à l’équipage du catamaran Kent. » Après un contrôle rapide de l’état de santé des naufragés, en accord avec le propriétaire du bateau, la SNSM tente de remorquer le catamaran hors du chemin qu’empruntent les ferrys. Malheureusement, le semi rigide retenu initialement pour sa vitesse d’arrivée sur zone se révèle trop petit pour tracter un catamaran de cette taille, qui plus est rempli d’eau. Après une demi-heure d’effort, en concertation avec le Cross, la SNSM abandonne la partie. L’épave est signalée et les naufragés rapatriés jusqu’à Saint Barth. « Ils prendront le ferry pour regagner Saint-Martin d’où ils étaient partis », souligne la SNSM qui a, par ailleurs, remorqué jusqu’à Gustavia l’annexe du catamaran.
Le samedi 3 octobre en fin d’après-midi, nouvelle alerte de la part du Crossag. Cette fois, c’est un voilier qui est en train de sombrer à proximité des Petits Saints. Lorsqu’ils arrivent sur place, les sauveteurs constatent la présence de nombreux plaisanciers ainsi que celle des plongeurs du port. « Tout le monde s’active pour sauver le bateau et des opérations de pompage ont déjà débuté », rapporte la SNSM. Au bout de plusieurs heures, l’action synchronisée de tous les intervenants permet de renflouer le voilier qui va pouvoir être remorqué jusqu'au port de commerce.

 

Journal de Saint-Barth N°1682 du 08/10/2026

Octobre rose
SNSM
Commémoration de l’abolition de l’esclavage