Saint-Barth - Valérie Denux (ARS) et Sylvie Feucher (Préfète des Îles du Nord)

Valérie Denux (ARS) et Sylvie Feucher (Préfète des Îles du Nord)

Pour la préfète, il n’est pas question de reconfiner Saint-Barth

On entend bruisser fortement la rumeur d’un reconfinement en décembre à Saint-Barth, si le nombre de cas de Covid dans les jours et semaines qui viennent venait à ne pas redescendre. Lors d’une conférence de presse ce vendredi après-midi, la préfète Sylvie Feucher a assuré qu’il ne s’agissait que d’une rumeur totalement infondée, et qu’il n’était pas question de reconfiner ni Saint-Barth ni Saint-Martin.

 

Au sujet de la situation sanitaire de cette semaine, après le petit pic de la semaine dernière, elle a indiqué que les nouveaux chiffres n’étaient pas encore en sa possession mais qu’à sa connaissance la situation se stabilisait. Elle a également confirmé que le cluster de l’école primaire comportait bien cinq cas.

 

La directrice de l’ARS Valérie Denux, qui participait à la conférence de presse, a expliqué qu’il était question d’imposer les tests et les motifs impérieux pour les voyages de Saint-Barth vers la Guadeloupe. Aujourd’hui ces restrictions n’existent qu’au départ de Saint-Martin. Elle a expliqué que l’idée était de préserver la Guadeloupe des visiteurs étrangers qui plus nombreux dans les Îles du Nord, notamment à Sint-Maarten, mais aussi à Saint-Barth. En effet, depuis la Guadeloupe, il n’y a besoin d’aucun justificatif pour venir à Saint-Barth ou Saint-Martin.

 

Le sujet principal de la conférence de presse concernait Saint-Martin : les autorités sanitaires sont en train d’élaborer un protocole avec les hôteliers saint-martinois afin qu’ils puissent accueillir des touristes américains. Théoriquement ces derniers sont actuellement interdits d’entrée sur le territoire français, puisqu’ils arrivent à Juliana avec un test PCR à J-5, alors que pour venir en France la règle est le J-3. La préfète et la directrice de l’ARS veulent élaborer un protocole de tests à l’arrivée afin que Saint-Martin, partie française, obtienne une dérogation sur l’accueil des étrangers.