Une page se tourne pour Marie-Hélène Bernier. Pendant quatre ans, la première vice-présidente de la Collectivité a consacré une grande partie de son énergie aux questions de santé. Par le biais de sa fonction d’élue, mais aussi et surtout en sa qualité de présidente du conseil de surveillance de l’hôpital Irénée de Bruyn. Une fonction qu’elle a pris la décision de quitter. Pour plusieurs raisons, comme celle du choix d’une majorité des élus de la Collectivité de privilégier le site actuel de l’hôpital, à Gustavia, pour y construire un nouvel établissement. Marie-Hélène Bernier ayant longuement milité pour que la nouvelle structure soit érigée sur un terrain de la Collectivité, à Saint-Jean.
« Aujourd’hui, au moment de quitter cette fonction, je mesure pleinement le chemin parcouru, les responsabilités qui ont été les nôtres, les difficultés que nous avons rencontrées, mais aussi les avancées que nous avons pu accomplir ensemble », déclare l’élue.
De fait, au cours des quatre années écoulées, de nombreuses évolutions ont été enregistrées. Et pas des moindres.
Sortie de la direction commune
Dès son accession à la présidence, en 2022, Marie-Hélène Bernier réclame auprès de la directrice du groupement hospitalier la nomination d’un directeur à Saint-Barthélemy. « Face aux refus successifs que nous avons rencontrés, nous avons finalement pris une décision forte : sortir de la direction commune afin de permettre au Centre hospitalier de retrouver un directeur en titre, pleinement dédié à l’établissement. » La période qui suit est qualifiée de « délicate » par l’élue. Toutefois, malgré les inquiétudes et les interrogations que provoque cette décision, elle porte ses fruits. Quelques mois plus tard, un directeur est nommé à la tête d’Irénée de Bruyn. Il s’agit d’Éric Djamakorzian, toujours en poste.
Derrière chaque sujet, une réalité concrète
Grâce à l’arrivée d’un directeur entièrement investi dans le devenir de l’hôpital, Marie-Hélène Bernier et le conseil de surveillance ont pu entreprendre une remise à plat du fonctionnement financier de l’établissement, les relations entre l’Ehpad et la Collectivité. Une lourde tâche dont s’est acquitté Éric Djamakorzian. L’amélioration du transport sanitaire, l’obtention de la certification par la Haute autorité de santé, le conseil de surveillance sous la présidence de Marie-Hélène Bernier a pris soin d’accompagner le directeur et les équipes de l’hôpital dans tous les dossiers d’importance.
L’élue évoque la régularisation des comptes, l’orientation prise pour le remboursement de la dette sociale, la réactivation et la mise à jour des différents plans nécessaires à la gestion des situations de crise (plans cycloniques, plans blancs et autres dispositifs de sécurité), l’accompagnement sur la question du logement des agents… « Ces sujets peuvent parfois sembler techniques ou administratifs, remarque Marie-Hélène Bernier. Mais derrière chacun d’eux, il y a une réalité très concrète : la sécurité des résidents, des patients et des professionnels. Nous avons aussi soutenu la mise en place d’une bourse destinée aux jeunes de l’île qui s’engagent dans un cursus de formation aux métiers du soin, en complément de la bourse de la Collectivité. »
« Tout le monde s’est mis au travail »
Son action comme présidente a été saluée par les membres du conseil de surveillance. «C’est rare d’avoir une élue aussi réactive », constate Ludovic Gréaux, représentant du personnel, tandis qu’Éric Djamakorzian assure : « On a fait avancer cet hôpital de manière remarquable en deux ans et demi. » Quant à Marie-Hélène Bernier, elle déclare : « Je quitte cette fonction avec beaucoup de reconnaissance et le sentiment d’avoir donné le temps, l’énergie et la détermination nécessaires à la mission qui m’avait été confiée. Je ne prétends pas que tout est réglé. Il reste des défis importants. Mais je pars avec la conviction que le travail engagé doit se poursuivre et que les bases nécessaires à cet avenir ont été consolidées. Tout le monde s’est mis au travail et c’est pour ça qu’on est arrivé à ce résultat. »
En attendant que le conseil territorial ne propose un autre élu pour en prendre la présidence, le conseil de surveillance fonctionnera avec son actuelle vice-présidente, Marie-Angèle Aubin.
