Deux rendez-vous consacrés à la santé ont été proposés aux habitants de l’île la semaine dernière. Le premier, organisé par le centre hospitalier Irénée de Bruyn, était consacré aux dispositifs d’accompagnement proposés aux personnes âgées. Une rencontre des plus éclairantes qui s’est déroulée dans la grande salle de la capitainerie, à Gustavia, le samedi 6 juin. Le second rendez-vous avait pour thème les droits en santé.
Chantal Azor, première vice-présidente de France Assos Santé (Union nationale des associations agréées du système de santé) avait fait le déplacement à Saint-Barth afin de tenir conférence mais aussi pour rencontrer les élus et les acteurs du monde de la santé (hôpital, Maison de la santé). France Assos Santé est une association créée par l’État et qui a vocation de veiller au respect des droits des patients, quand ils sont dans des établissements de santé, que ce soient des cliniques privées ou des services hospitaliers. « Notre mission se traduit par les actions des représentants des usagers, les « RU », explique Chantal Azor. Ils sont au nombre de quatre dans chaque établissement de santé et sont bénévoles. Nous recevons la parole des patients et nous faisons le relai entre l’équipe médicale et les patients. On essaie de trouver un équilibre entre des intérêts qui ne sont pas toujours convergents, même s’ils devraient l’être. » Chantal Azor insiste : « Les «RU» sont les personnes sur lesquelles les usagers doivent s’appuyer pour bénéficier d’un parcours de santé plus sécurisant, plus fluide. Il y en a deux au CH de Saint-Barth, mais les gens ne le savent pas forcément. » lors de ses visites, elle a pu s’enquérir des difficultés auxquelles l’île fait face. « A Saint-Barthélemy, la problématique porte surtout sur le transport sanitaire, remarque-t-elle. A la fois sur l’île et inter-île, avec Saint-Martin ou la Guadeloupe. J’ai été étonnée en arrivant de découvrir certaines problématiques à Saint-Barthélemy. Finalement on y retrouve les mêmes que sur d’autres territoires. Il y a des contraintes et la situation économique de l’île ne l’épargne pas, malheureusement. Je remarque une difficulté de communication. Les gens se plaignent de ne pas pouvoir être entendu par la MSA du Poitou. Il y a aussi, bien entendu, la difficulté liée au logement. »
Pour Chantal Azor, les rendez-vous d’information sur la santé sont « très importants ». Elle affirme : « Il faut se saisir de ces occasions pour s’informer. Nous même nous apprenons alors que nous sommes dans le système. On en apprend toujours. Il ne faut pas en rester à ce que peut vous dire la voisine ! »
Le nom des deux représentants des usagers au sein du centre hospitalier Irénée de Bruyn sont affichés dans l’entrée de l’établissement. Les patients peuvent donc facilement les contacter. Une aide qui, bien souvent, peut s’avérer des plus précieuses.
Droits en santé : « Ne pas en rester à ce que vous dit la voisine ! »
Reconstruction de l'hôpital
Tous en Scène
Rugby féminin
© 2017 Copyrights Elapida. All Rights Reserved
