Saint-Barth -

Portrait : Marion Kerrmann, une aventurière dans les airs

Dans le ciel, les femmes ne sont pas en majorité. Mais dans la compagnie Saint-Barth Executive qui propose le service Air Inter Îles, elles sont de plus en plus nombreuses à prendre les commandes. Depuis quelques mois, Marion Kerrmann est venue renforcer les rangs de la compagnie qui opère à Saint-Barth. L’Alsacienne a toujours eu dans un coin de sa tête l’idée de « venir voler dans les îles ». Avec un père qui pilotait des hélicoptères, l’adolescente est vite tombée dans la passion de l’aviation. Un article des Dernières Nouvelles d’Alsace raconte même son premier vol en solo à l’âge de 15 ans. 

Une enfant casse-cou
Marion grandit avec le rêve de faire pilote dans l’armée. La vie en décide autrement et la guide dans l’armée de terre. Elle fait ses classes à Saint-Cyr pendant trois ans avant d’être blessée. Pendant le Covid, « alors que les avions sont cloués au sol », Marion se remet en question et décide de se réorienter vers son premier amour : l’aéronautique. Que ce soit l’armée ou l’aviation, les milieux où il y a peu de femmes ne l’intimident pas. « ça ne m’a jamais posé de problèmes, déclare-t-elle confiante. Ce qui m’a toujours importé, c’était de bien faire mon travail. » La tête sur les épaules, Marion Kerrmann ne cache pas son attrait pour l’aventure. « Enfant, j’étais une casse-cou. Avec mon frère, on montait dans les arbres, on faisait du VTT dans la montagne, on courait sur les voitures alignées dans le garage de notre père », raconte-t-elle avec le sourire. 

Des moments de liberté
Un goût pour le risque plutôt utile quand on doit faire atterrir un avion sur la piste difficile de Saint-Barthélemy. Depuis une semaine, Marion pilote seule à bord d’un Pilatus PC-12 NGX. « Le premier vol, il y a un peu d’adrénaline, confie-t-elle. Mais après tu prends de la confiance, il n’y a plus que toi de toute façon. » Dans les airs, la jeune femme âgée de 29 ans apprécie ces moments de liberté offerts par son métier, et par la piste unique de Saint-Barth. « Ici, on est obligé de faire tout à la main pour l’atterrissage, précise-t-elle. Il faut être réactif, il faut être présent dans l’avion et ne pas subir. » Un défi quotidien pour une femme friande de nouvelles aventures. 
 

Journal de Saint-Barth N°1675 du 23/07/2026

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