Saint-Barth - Maxime Desouches et sa remplaçante, Audrey Desouches.

Maxime Desouches et sa remplaçante, Audrey Desouches.

Maxime Desouches : « Un engagement sérieux au service de notre île »

Conseiller territorial, pilote et mécanicien de profession, Maxime Desouches est âgé de 63 ans. « Je suis marié et père de deux jeunes femmes qui font ma fierté », précise-t-il. Dont une, Audrey Desouches-Kleinhans, est sa suppléante pour cette élection.
Candidat aux élections sénatoriales, il explique : « Politiquement, ma conviction est simple et constante : il faut créer de la richesse avant de pouvoir la redistribuer, et n'oublier personne sur le bord du chemin. C'est celle qui a guidé 25 années de vie publique, et c'est celle qui guide ma candidature au Sénat. »

(Seuls les grands électeurs prennent part aux élections sénatoriales. A Saint-Barthélemy, ce sont les dix-neuf conseillers territoriaux, le député et la sénatrice)

Pourquoi présenter votre candidature à ces élections sénatoriales ? Quelles sont vos motivations ?
Je suis élu depuis 25 ans — municipal, territorial, conseil exécutif, vice-président de la collectivité. Tête de liste en 2007 et 2012. J’ai appris comment fonctionne vraiment l’action publique. C’est une expérience qui ne s’improvise pas quand on arrive à Paris. Saint-Barthélemy a besoin d’un sénateur qui connaisse le terrain réel et fasse avancer les dossiers.

Bénéficiez-vous du soutien des élus de votre groupe, Action-Équilibre ?
Attention ! C’est 21 grands électeurs à convaincre individuellement. Ma démarche ?  Les contacter, présenter ma vision, écouter leurs attentes. Quatre années de travail dans le groupe ont permis de montrer ce que je peux faire, mais il faut expliquer aux autres grands électeurs les outils que j’ai mis en place.

Vous êtes élu local depuis 2002. Considérez-vous que vous serez plus efficace et utile à l’île dans un fauteuil de sénateur ?
Un sénateur sur 348, c’est peu. Mais regardons ce qu’il est possible de faire. Michel Magras : en 12 ans, suppression de la taxe Chirac, création de la CPS, suppression de l’itinérance téléphonique, STIS adapté, Small Business Act, exonérations touristiques, 2 modifications de loi organique, réduction de la DGC de 3 millions, etc. Total : plus de 12 mesures concrètes votées et appliquées.
Micheline n’a peut-être pas pu bénéficier des mêmes conditions générales politiques qui auraient permis des avancées concrètes. Cela ne remet pas en cause son engagement personnel, mais on n’en retrouve malheureusement pas la traduction concrète dans le bilan de son mandat.

Quels vont être les principaux enjeux du prochain mandat pour le représentant de Saint-Barth au Sénat ?
Les sujets sont multiples et variés — éducation, santé, protection des plus faibles, sécurité, simplification des textes, justice, LODEOM (Loi pour l’ouverture et le développement économique de l’Outre-mer), budget de la nation, fiscalité. Mais fondamentalement, il y a trois priorités générales.
Une loi d’actualisation annuelle de l’Outre mer. Le monde change vite — inflation, énergies, transports maritimes, économie. Nos textes doivent pouvoir évoluer avec le contexte. Sur ce sujet et bien d’autres, je suis aligné avec Michel Magras. Il faut reconnaître que ce dossier a attendu quatre ans après le rapport de Michel Magras de 2020, mais la proposition de loi déposée en novembre 2024 a heureusement été adoptée par le Sénat. Il convient maintenant de la poursuivre à l’Assemblée nationale.
Avoir la même attitude volontaire et déterminée pour les dossiers nationaux que celle qu’Hélène Bernier a démontré à la Collectivité. Elle a livré du concret : maison de la santé opérationnelle, plus de 8.000 consultations, spécialistes mobilisés, une véritable infrastructure mise en place. Voilà l’exemple : quand on veut des résultats, on les obtient. Je regrette que Micheline ait voté contre.
Restaurer la concertation institutionnelle. Micheline a porté sa PPLO (Proposition de loi organique, ndlr) seule, sans consulter le Conseil territorial au préalable. Les réformes de 2010 et 2015 ont suivi un chemin différent : consultation d’abord, approbation du CT, puis action sénatoriale. C’est une question de logique institutionnelle. Sa PPLO reste bloquée 4 ans. Ce genre de décision doit se faire en accord avec les élus du Conseil territorial.

Votre candidature est-elle un galop d’essai avant de vous présenter aux élections territoriales de mars 2027 ?
Non. Vous oubliez que j’étais tête de liste en 2007 et 2012. Ce n’est pas ma première expérience de candidat. Ensuite, les missions sont fondamentalement différentes. Conseiller territorial, c’est du local. Sénateur, c’est du national. Les enjeux et les outils ne sont pas les mêmes. Je ne fais pas un essai. Je fais un engagement sérieux pour un mandat de 6 ans au service de notre île et de notre pays.

 

Journal de Saint-Barth N°1679 du 17/09/2026

Ferry
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