Depuis ce vendredi 11 septembre à 18 heures, le dépôt des candidatures pour les élections sénatoriales est clos. Les prétendants au siège de représentant de Saint-Barthélemy au Palais du Luxembourg, à Paris, sont au nombre de trois. Il s'agit de Micheline Jacques, sénatrice sortante, Benoît Chauvin et le conseiller territorial Maxime Desouches.
« Le chantier n’est pas terminé »
La sénatrice (et conseillère territoriale) Micheline Jacques (Les Républicains) va donc briguer un second mandat. Elle a déposé sa candidature en préfecture dans la matinée du mercredi 9 septembre, en compagnie de son suppléant. Celui-ci n’est autre que le président de la Chambre économique multiprofessionnelle, Jérémy Laplace. « Le chantier n’est pas terminé, a indiqué la sénatrice. J’exposerai ce que j’ai pu entreprendre pour la population de Saint-Barthélemy, de manière directe mais aussi de manière indirecte via la présidence de la délégation sénatoriale aux outre-mer. Il y a encore beaucoup de choses à faire. C’est tout l’enjeu du mandat qui s’annonce. Notamment le sujet de la fiscalité sociale, qui commence à poindre. C’est aussi pour cette raison, pour envoyer un signal fort, que j’ai choisi pour suppléant un chef d’entreprise, Jérémy Laplace. » A ses côtés, le président de la Cem explique : « Je me suis engagé à la Chambre économique pour m’investir dans la vie économique de l’île. Madame la sénatrice m’a sollicité et je trouve important de poursuivre cet engagement, d’autant qu’il y a des sujets importants à aborder pour les entreprises et pour les habitants de Saint-Barthélemy. »
Un revenant et un inscrit de dernière minute
L’autre candidature enregistrée en début de semaine en préfecture est celle de Benoît Chauvin. Conseiller territorial entre 2007 et 2017, il s’était présenté aux élections législatives en 2007 et en 2017, sans succès. Il aura pour suppléante Peggi Tello.
D’autres candidatures potentielles étaient susceptibles d’être officialisées avant la clôture. Notamment celle de Pierre-Marie Majorel, l’ancien président du Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE), qui a préféré se retirer de la course. En revanche, s'il a attendu la dernière minute - ou presque - pour enregistrer sa candidature, Maxime Desouches, conseiller territorial du groupe Action-Équilibre, se soumettra bien au vote des grands électeurs. Il a pour suppléante Audrey Desouches-Kleinhans.
L’élection aura lieu le dimanche 27 septembre, de 8h30 à 11 heures puis à partir de 15h30 si un second tour s’avère nécessaire. Le scrutin ne sera pas organisé dans les bureaux de la délégation préfectorale, comme à l’habitude, mais dans la salle des mariages de l’hôtel de la Collectivité territoriale. Une dérogation a été accordée aux services de la préfecture afin d’installer le bureau de vote en Collectivité, a-t-il été précisé au JSB par le délégué du préfet à Saint-Barthélemy.
Bruno Magras mandaté
Les sénatoriales sont une élection à suffrage universel indirect. Cela signifie que ce sont les grands électeurs qui élisent le représentant de l’île au Sénat. Le 27 septembre, les dix-neuf conseillers territoriaux, le député Frantz Gumbs et la sénatrice sortante Micheline Jacques seront donc appelés à voter. La sénatrice disposera de deux voix : celle de parlementaire et celle d’élue territoriale. Toutefois, elle ne pourra glisser qu’une fois un bulletin dans l’urne. Une personne qu’elle aura désignée disposera, pour elle, un deuxième bulletin. En l’occurrence, pour ce scrutin, il est indiqué dans l’arrêté préfectoral daté du 5 juin dernier et qui établit le tableau des électeurs que la personne mandatée par Micheline Jacques pour voter à sa place sera le président honoraire de la Collectivité territoriale, Bruno Magras.
Les grands électeurs sont dans l’obligation de prendre part au scrutin. Toute soustraction à cette obligation est passible d’une amende de cent euros.
