La vieille dame fête ses cent ans. Ce samedi 25 avril, de nombreuses animations sont organisées afin de célébrer l’anniversaire de l’école privée sous contrat Sainte-Marie de Colombier. « Depuis un siècle, notre établissement transmet savoir, valeurs chrétiennes et esprit de fraternité à des générations d’élèves, est-il écrit sur l’invitation adressée à la population de l’île. Ce centenaire est l’occasion de rendre grâce pour le chemin parcouru et de partager un moment de communion avec tous ceux qui ont fait vivre cette belle histoire. » Et nombre d’entre eux seront présents. Comme les marques d’une histoire qui accompagne l’évolution de l’île.
Depuis des mois, l’équipe pédagogique de l’établissement collecte des photographies auprès d’anciens élèves, d’habitants de l’île et du quartier. L’objectif est de proposer au sein de l’école une grande exposition qui retrace l’histoire de Sainte-Marie. « Les photos ont été regroupées par décennies car il n’était pas toujours possible de situer la date exacte à laquelle certaines ont été prises », explique Cécile Rubino Tessier, enseignante au sein de l’établissement. Les visiteurs de ce samedi 25 avril pourront ainsi se replonger dans de nombreuses scènes qui illustrent la vie de l’école depuis sa création en 1926. Elles pourront aussi découvrir (ou redécouvrir) les projets qui y ont été menés.
Dans l’ouvrage de Georges Bourdin intitulé « Histoire de Saint-Barthélemy », on peut lire que des documents datés de 1902 contiennent une ébauche de projet pour la construction d’une école à Colombier. Toutefois, ce n’est que le 12 décembre 1921, lors d’une réunion du conseil municipal, que le sujet refait surface. « Le maire fait savoir que la construction de cet établissement doit être réalisée en 1922 », écrit l’auteur. Il mentionne la date du 4 février 1922, à laquelle un terrain est acheté pour la somme de 400 francs à Jean-François Magras. Mais cela concerne, en réalité, la construction de l'école Alcide Terrac, qui abrite désormais l'école de musique. Pour l'école Sainte-Marie, ce sont les démarches entreprises par le père Irénée de Bruyn qui vont permettre d'aboutir à la construction d'une chapelle puis d'une école à Colombier. Sur un terrain qui, à l'époque, est donné de manière gracieuse par Frédéric Blanchard et son épouse, Augustine (née Gréaux).
Les travaux s’achèvent en 1924 « mais son ouverture est différée », écrit Georges Bourdin. « Le gouvernement de la Guadeloupe, après des années de retard, avait finalement construit une école publique à Colombier et n’était pas sûr de vouloir une école confessionnelle dans le voisinage », précise-t-il. Finalement, l’école est inaugurée en mars 1926.

Messe, témoignages, bal populaire
Ainsi, après une messe en la chapelle de Colombier, à 10 heures, une procession remontera vers l’école où une plaque mémorielle sera dévoilée. Puis viendra une pause, à midi. A la reprise, à 17 heures, des anciens viendront partager leurs souvenirs de l’école. Il sera alors temps de fêter l’évènement.
Un bal populaire investira la cour de l’école ou, plus précisément, le terrain de sport de l’établissement. Les Gongonnes, Ti Lina et les Romantiques se succèderont sur scène jusqu’à minuit pour faire danser les participants. Ceux-ci pourront se restaurer sur place, de mets traditionnels bien évidemment. Notamment sous des tonnelles dressées pour l’occasion. Les élèves des classes de CM1 et CM2 se produiront aussi lors de la manifestation, le temps d’un ou de plusieurs chants.
Il va sans dire que l’entrée sera ouverte à toutes et à tous. Pour vivre un moment d’histoire de l’île. Et pour la bienséance. Car il serait malvenu de ne pas prendre le temps de souhaiter un joyeux anniversaire à la vieille dame de Colombier.
