Le mercredi 9 septembre, un important dispositif de recherche a été déployé à la suite du signalement de la possible disparition d’un habitant de Saint-Barthélemy. L’homme avait été aperçu pour la dernière fois la veille, dans la soirée, sur le bateau où il logeait. Après trois jours de recherches, le préfet maritime a officiellement mis fin aux opérations. Sans que l’homme n’ait été retrouvé.
Dans la matinée du mercredi 9 septembre, la gendarmerie, le Service d’incendie et de secours, les stations de Saint-Barth et de Saint-Martin de la Société nationale de sauvetage en mer, sans oublier le Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage des Antilles Guyane) et la préfecture maritime (basée en Martinque) sont tous mobilisés. A terre, la gendarmerie inspecte tous les lieux fréquentés par l’homme porté disparu. En mer, l’équipe de sauvetage aquatique et le technicien drone du Stis sillonnent la bande côtière et les ilets. Dans le même temps, les sauveteurs de la SNSM sillonnent les eaux territoriales à la recherche de l’annexe du disparu. Car lors de leur passage sur le bateau habité par l’homme, les gendarmes ont constaté l’absence de la petite embarcation. De plus, son téléphone portable est retrouvé dans le navire.
Les recherches en mer sont poussées jusqu’à une distance de 50 milles. Sans succès. «Retrouver quelqu’un en mer sur une aussi large distance, sans indication, c’est quasiment impossible, regrette Julien Lestin de la SNSM. Ça nous rend malade quand on ne trouve pas la personne recherchée. » Les équipes du Stis ont balisé toutes les zones à l’aide de leur drone. Aucune trace du disparu.
Le mercredi, le jeudi puis le vendredi, un avion a décollé de Saint-Martin pour partir en reconnaissance dans les secteurs plus éloignés de Saint-Barth. Là encore, sans détecter l’annexe ou son occupant. Le vendredi soir, le préfet maritime a officiellement mis fin aux opérations de recherches. Une enquête serait en cours afin de déterminer les circonstances de la disparition de cet habitant de longue date de Saint-Barthélemy.
Parallèlement, la SNSM rappelle l’importance pour toutes les personnes qui prennent la mer, même s’il ne s’agit que de traverser le port pour rejoindre un navire, de se munir d’une balise individuelle. A plusieurs reprises depuis le début de l’année, des personnes dont l’annexe est tombée en panne de moteur ont dû être secourues alors que leur embarcation était partie à la dérive. Un homme a ainsi été retrouvé en pleine nuit dans la baie de Colombier, alors qu’il avait juste quitté le quai de Gustavia pour rejoindre son bateau au mouillage non loin du quai de la Collectivité. Un autre a été miraculeusement intercepté par un remorqueur non loin de… Saba. « Les gens se disent qu’il n’y a pas de danger lorsque le bateau est à l’ancre à Saint-Barthélemy, explique Julien Lestin. Mais le moindre petit problème peut devenir très dangereux. Avec le courant, on se retrouve vite au large. Il faut prendre ça au sérieux. »
