La chasse commerciale à la baleine est interdite à l'échelle mondiale depuis 1986 par la Commission baleinière internationale (CBI). Antigua-et-Barbuda a rejoint la CBI en 1982 et a voté en faveur de cette interdiction. Cependant, depuis 1994, les représentants d'Antigua-et-Barbuda auprès de la CBI soutiennent ouvertement les propositions visant à reprendre la chasse commerciale à la baleine et s'opposent aux mesures de conservation, telles que la création de sanctuaires pour les baleines. Telles sont les constatations faites par une coalition d’organismes d’Antigua-et-Barbuda spécialisés dans la protection de la biodiversité et des baleines. Une coalition qui a lancé une pétition en ligne en début de semaine afin de protester contre le positionnement du gouvernement.
« Nous ne possédons aucune tradition baleinière, nous ne consommons pas de viande de baleine et nous disposons d'une législation nationale stricte protégeant ces cétacés », insiste l’association dans le contenu de sa pétition. « Notre position favorable à la chasse à la baleine découle de liens diplomatiques et financiers étroits avec le Japon, l'une des trois dernières nations pratiquant encore la chasse commerciale à la baleine. Lors des deux dernières réunions de la CBI, Antigua-et-Barbuda a soumis des propositions visant à ouvrir la voie au retour de la chasse commerciale à la baleine. Ces propositions ont été retirées à chaque fois, mais le pays a de nouveau soumis le projet pour la 70e réunion de la CBI, qui se tiendra en Australie fin septembre 2026. »
Les baleines à bosse sont évidemment les mêmes qui passent chaque année dans les eaux des Antilles françaises. Les mêmes que les enfants des écoles de Saint-Barthélemy vont écouter et observer lors de sorties en mer.
La pétition est accessible en ligne sur le site de The Antigua and Barbuda Coalition for the Protection of Whales (www.antiguaprotectwhales.org). Elle sera adressé au premier ministre d’Antigua-et-Barbuda.
