Saint-Barth - sargasses

Plus de 3.530 tonnes de sargasses ramassées depuis janvier

Sur le terrain de Saint-Jean situé entre le magasin Super U et le chantier du futur centre commercial de la SCI La Savane, des camions remplis de sargasses vont et viennent quotidiennement. Dans leur benne, des sargasses arrachées au sable des plages sur lesquelles elles se sont échouées. Principale conséquence : sur la parcelle de terrain de Saint-Jean, les algues fraichement collectées s’amoncèlent sur d’autres, en putréfaction, qui se vident de leur substance et sèchent au soleil. Le tout formant une petite colline des plus nauséabondes.
Depuis le début de l’année 2026, selon un courrier daté du 9 avril par le président du conseil territorial, plus de 3.530 tonnes d’algues sargasses échouées sur les plages de Saint-Barthélemy (3.537, précisément) ont été ramassées par les entreprises délégataires du marché attribué par la Collectivité. La colline de sargasses érigée à Saint-Jean a été délestée de 2.670 et 2.246 tonnes après des transports par barges à destination de Saint-Martin.
En avril 2025, juste avant de subir une invasion massive (environ 15.406 tonnes collectées entre les mois de mai et août), le conseiller territorial Rudi Laplace (du groupe Saint-Barth d’Abord) s’est saisi du dossier des sargasses. Un dossier qui n’avait guère avancé depuis le début du mandat. Hormis les investissements annuels pour le ramassage des sargasses échouées, bien entendu. Ce qui représente, environ et en moyenne, depuis 2022, près de deux millions d’euros par an. Depuis, en collaboration avec le service environnement de la Collectivité, Rudi Laplace a créé un comité technique dont le travail est venu compléter celui réalisé au sein du Comité de pilotage de la lutte anti-sargasses.

D’autres arrivages annoncés
Fin janvier, les élus du conseil exécutif ont voté l’attribution d’un marché de maîtrise d’œuvre à la société Egis Water and maritime qui a la charge de concevoir et d’installer des barrages déviants. Une opération qui devrait s’étendre sur une durée allant de deux à trois ans. La Collectivité annonce l’installation du premier dans la baie de Marigot « au cours de l’été 2026 ». Des études des courants marins dans les autres baies du nord de l’île vont être entreprises afin de déterminer si la pose d’autres barrages est réalisable. 
Parallèlement, des établissements hôteliers dont l’activité a souffert de l’invasion des sargasses en juin 2025 ont pris l’initiative d’installer leur propre dispositif de protection. Ce, après des réunions de concertation avec le service environnement de la Collectivité et l’Agence territoriale de l’environnement (ATE).
Le dernier bulletin de prévision d’échouements des sargasses de Météo France, daté du lundi 13 avril, dévoile les tendances pour les deux prochaines semaines. Sans surprise, on y apprend que des arrivages sont à prévoir. « L’océan Atlantique reste très chargé en algues sargasses, est-il précisé. Les radeaux sont le plus souvent de petites tailles, mais restent très nombreux et bien présents, près des côtes exposées et au large dans un flux de secteur est. Les arrivages se font sur les deux îles (Saint-Martin et Saint-Barthélemy, ndlr), sur le littoral exposé au flux de façon répétitive et ne semblent pas connaître de répit pour le moment. » Pour les deux prochaines semaines, l’indice de prévision d’échouements pour Saint-Barthélemy comme pour Saint-Martin est « fort », indique Météo France.

Journal de Saint-Barth N°1661 du 16/04/2026

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