Sur le quai Rockfeller à Gustavia, le marché nocturne, organisé dans le cadre des Nuits de Saint-Barthélemy, attire de nombreux visiteurs samedi 11 juillet. La foule s’est rassemblée devant un stand en particulier, celui tenu par Toplipop Art et Ouanala’hospital, où flotte un drapeau vénézuélien. Mascotte géante de Stitch, maquillage pour les enfants, et gourmandises, il y en a pour tous les goûts. L’objectif de ce stand : récolter des dons pour les victimes du double tremblement de terre survenu le 24 juin au Vénézuela.
« J’ai ressenti le besoin d’agir »
Avec un grand sourire, Marge Franquiz Marrero distribue aux enfants des barbes à papa. Elle sort une petite boite peinte aux couleurs du drapeau vénézuélien pour collecter l’argent. Apporter du bonheur aux enfants, elle sait faire : c’est l’objectif de son entreprise Toplipop Art. « J’ai souhaité unir mon entreprise avec Ouanala’hospital pour apporter un soutien encore plus important », détaille-t-elle. Une cause qui lui tient profondément à coeur puisqu’elle est originaire du Vénézuéla : « J’ai ressenti le besoin d’agir, d’apporter ma pierre à l’édifice. » Tout au long de la soirée, des personnes se sont rapprochées du stand pour proposer leur aide. « Certains enfants sont même venus avec leurs propres économies, quelques pièces mises de côté, afin de contribuer à cette belle cause », s’émeut Marge. Présente sur l’île depuis 9 ans, la Vénézuélienne garde un souvenir tendre de ce moment : « Cet évènement est le plus beau que j’ai vécu depuis mon arrivée, et ça, grâce à la solidarité, l’énergie et la générosité des personnes présentes. »
Des dons pour une association locale
Avec la vente de nourriture, les activités mais aussi les dons libres, Marge et l’association Ouanala’hospital ont récolté à l’issue de cette soirée 1980 euros. Cette somme sera transmise à l’association vénézuélienne Formando vidas qui distribue notamment des repas sur place (JSB1673). Il n’est pour le moment pas possible de donner des vêtements ou des dons physiques, l’association ne dispose pas de la logistique nécessaire pour envoyer du matériel. Marge ne compte pas s’arrêter là et souhaite organiser de nouvelles actions pour continuer à aider son pays.
