Anguilla. Pêche illégale : du poisson saisi et distribué à l’hôpital et aux écoles
Environ 359 livres (environ 163 kg) de poisson, saisies à bord d’un navire immatriculé à Saint-Martin soupçonné de pêche illégale dans les eaux d’Anguilla, ont été remises à des organisations locales. Telle est l’information rapportée le 26 octobre par le site Anguilla Focus. Parmi les bénéficiaires figurent l’hôpital Princess Alexandra, l’Anguilla Community College, le centre de réinsertion pour mineurs Zenaida Haven, le foyer pour jeunes filles White Cedar, ainsi que divers établissements de soins, précise l’article. Des élèves du cours d’alimentation et de nutrition de l’école secondaire Albena Lake-Hodge ont également reçu du poisson, destiné à être utilisé lors de travaux pratiques de cuisine. Le navire de pêche, long d’environ 8 mètres et immatriculé à Saint-Martin a été intercepté le 24 septembre vers 15h45 près d’Anguillita, après avoir été repéré alors qu’il faisait route vers le sud depuis Dog Island. Une fouille a permis de découvrir une cargaison de poisson, mais aucune arme à feu ni substance illicite, a indiqué à l’époque la police royale d’Anguilla (Royal Anguilla Police Force) dans un communiqué. Dans un communiqué publié le 23 octobre, le département des Ressources naturelles a précisé que le navire utilisait des dispositifs de concentration de poissons (DCP) en haute mer, sans disposer des licences ou autorisations requises. Aucune poursuite judiciaire n’a été engagée dans cette affaire. Néanmoins, le communiqué du département des ressources naturelles précise : « Cet incident marque le début d’une réponse graduée et mesurée face à la pêche illégale, qu’elle soit le fait de navires étrangers ou autres. Toute infraction future entraînera des poursuites en vertu de la législation sur la pêche en vigueur à Anguilla. » Lors d’un incident plus récent, un navire de pêche immatriculé en République dominicaine a été saisi et son capitaine a écopé d’une amende.
Iles Vierges (US). Une centrale électrique défaillante, St. Thomas victime de coupures à répétition
Décidément, il semble que les structures de production d’électricité arrivent en bout de course sur plusieurs îles de la Caraïbe. Depuis des mois, rares sont les semaines au cours desquelles le Virgin Island Consortium ne rapporte pas des avaries diverses et variées aux îles Vierges étasuniennes. Ainsi, depuis environ dix jours, le site d’information rapporte que les îles de St. Thomas et St. John connaissent encore un déficit de production d'électricité de 3 à 5 mégawatts. Ce, malgré la remise en service d’une unité de production de la centrale électrique de Randolph Harley. Car, précise le Consortium, la demande en électricité dans le district de St. Thomas et St. John continue de dépasser la capacité de production disponible. L’unité endommagée a pu être réparée grâce à l’importation de pièces de rechange essentielles en provenance de Tyler (Texas) et du Missouri. Néanmoins, le directeur général de la WAPA (V.I. Water and Power Authority), Karl Knight, a expliqué devoir faire face à des difficultés liées aux générateurs et à l'approvisionnement en carburant chez certains clients industriels. Afin de gérer cette pénurie en attendant la réparation d'un autre moteur Wärtsilä (même marque que celle des deux principaux groupes de la centrale EDF de Saint-Barth), la WAPA demande à ses clients de réduire leur consommation d'électricité au cours des deux prochaines semaines. Un air de déjà-vu, n’est-il pas ? Le Consortium souligne le fait que Karl Knight espère qu’une autre unité Wärtsilä puisse être remise en service durant cette période, apportant ainsi une capacité supplémentaire au réseau. Toutefois, il a précisé que des réparations à plus long terme demeurent nécessaires. Il est à noter que le déficit de production d’électricité a également eu des répercussions sur le réseau de distribution d’eau du territoire, dont le fonctionnement — pour la production et l’acheminement d’eau potable — dépend de l’électricité. Il semble que, sur bien des aspects, Saint-Thomas et Saint-Barth soient solidement jumelées…
Grenade. Des élections sous surveillance
Le jeudi 5 novembre auront lieu les élections générales à la Grenade. A cette occasion, l’Organisation des États américains (OEA) déploiera une mission d’observation électorale. Une présence qui fait suite à l’accord signé par le Secrétaire général adjoint de l’OEA, Albert R. Ramdin, et par le représentant permanent de la Grenade auprès de l’OEA, l’ambassadeur Tarlie Francis, lors d’une cérémonie organisée au siège de l’organisation, à Washington (Etats-Unis). La Caribbean National Weekly souligne le fait qu’Albert Ramdin a salué l’engagement de la Grenade en faveur de la démocratie ainsi que la solidité de ses processus électoraux, soulignant l’importance d’élections crédibles, quelle que soit la taille du pays. La mission produirait un rapport détaillant ses observations et recommandations, visant à renforcer les institutions démocratiques et les processus électoraux de la Grenade. L’OEA observe les processus électoraux à la Grenade depuis 1984. Le déploiement prévu pour le 5 novembre constituera la neuvième mission d’observation électorale de l’organisation dans ce pays des Caraïbes.
Jamaïque. Restriction des déplacements à l’étrangers pour les responsables gouvernementaux
Selon une information de l’Observer et du Caribbean National Weekly (CNW), le gouvernement jamaïcain a instauré un moratoire sur les déplacements officiels à l’étranger dans tout le secteur public, et ce, jusqu’au 31 mars 2027. Ces déplacements sont désormais limités aux seules activités essentielles, le pays cherchant à concentrer ses ressources sur le relèvement après le passage de l’ouragan Melissa. La directive, émise par la secrétaire du Cabinet, Audrey Sewell, dans une note en date du 21 octobre, s’applique aux ministres, aux hauts fonctionnaires, aux membres de conseils d’administration, ainsi qu’aux cadres et employés des ministères, départements, agences et organismes publics. Le CNW précise que ces restrictions s’appliquent quel que soit le mode de financement du déplacement, qu’il soit pris en charge par les contribuables ou par des organisations extérieures. Les voyages déjà approuvés, mais non encore effectués, devront également être réexaminés, car une autorisation préalable ne dispense pas automatiquement du respect de ce moratoire. “La note précise que le programme de reconstruction et de relèvement du pays nécessite des ressources financières, techniques et administratives considérables, rendant indispensable une discipline budgétaire stricte ainsi qu’une priorisation des dépenses”, souligne le CNW.
Saint-Vincent-et-les-Grenadines. 47 années d’indépendance
Le mardi 27 octobre, Saint-Vincent-et-les-Grenadines a célèbré le 47e anniversaire de son indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne. Cet État des Caraïbes orientales a accédé à l’indépendance le 27 octobre 1979, devenant ainsi la dernière des îles du Vent britanniques à franchir cette étape.
Sainte-Lucie. Des exonérations pour les « barils de Noël » à partir de novembre
Le St. Lucie Times consacre un article à une mesure gouvernementale d’exonération des « barils de Noël », ce qui permettra aux résidents d'importer certains biens sans avoir à payer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ni les droits de douane. Ce, du 1er novembre jusqu'en février 2027. Ces mesures prévoient également une exonération totale (100 %) des droits de douane sur les effets personnels, les produits alimentaires, les vêtements, les jouets et autres biens de consommation courante éligibles. Le Times précise que les appareils électroniques sont exclus de ces exonérations. Le dispositif est limité à deux barils par foyer, la valeur estimée des marchandises éligibles étant plafonnée à 3.000 dollars des Caraïbes orientales par baril, soit un peu plus de 996 euros.
République dominicaine. Coût de l’électricité, coupures : le photovoltaïque gagne du terrain
Le Dominican Today souligne dans un article publié le 25 octobre que, depuis 2024, la Commission nationale de l’énergie (CNE) a rapporté qu’environ 15.400 utilisateurs du réseau électrique national avaient recours à des panneaux photovoltaïques pour convertir la lumière du soleil en énergie pour leur domicile ou leur entreprise. Un nombre d’utilisateurs qui, selon la principale entreprise qui commercialise les panneaux dans le pays (Green Deport Electricos), n’a eu de cesse d’augmenter au cours des douze derniers mois. Notamment « grâce à la garantie d’un approvisionnement électrique et à l’amélioration des finances personnelles, tant à court qu’à moyen et long terme », assure Pascual Morillo, le dirigeant de l’entreprise cité par le Dominican Today. Néanmoins, le chef d’entreprise nuance en indiquant que le raccordement au réseau et le mécanisme de comptage net (« net metering ») exigent des projets techniques, des certifications et une autorisation de la part des distributeurs d’électricité (EDES). Ces entreprises doivent en effet superviser et déterminer la quantité d’énergie que les panneaux solaires injecteront dans le réseau, en fonction de la consommation du foyer, précise le Dominican Today. Pascual Morillo ajoute que les tarifs dépendent des attentes du client. Un kit de base, comprenant généralement des panneaux, une batterie et un onduleur — permettant par exemple d'alimenter un ventilateur et un téléviseur — coûte environ 45.000 pesos dominicains (environ 659 euros). En revanche, si l'utilisateur souhaite devenir totalement indépendant du réseau électrique et présente une consommation plus élevée, l'investissement peut dépasser 600.000 (8.786 euros) voire atteindre 800.000 pesos dominicains (11.715 euros).
Montserrat. La Caricom sur le volcan
Le 16 octobre 2026, la secrétaire générale de la Caricom (Communauté des Caraïbes), le Dr Carla Barnett, et sa délégation ont effectué une visite instructive de l’Observatoire volcanologique de Montserrat (MVO), de St. George’s Hill, de la ville ensevelie de Plymouth et du Montserrat National Trust. Cette visite a offert à la délégation une occasion unique d’en apprendre davantage sur l’histoire volcanique de Montserrat, sur la surveillance continue de l’activité volcanique et sur l’impact de la crise volcanique sur l’île. Pour mémoire, en juillet 1995, le volcan La Soufrière est entré dans une période de forte activité éruptive qui s’est poursuivi jusqu'en 2013. En juin 1997, une éruption a ravagé l'aéroport W.H. Bramble. Une nouvelle série d'éruptions survenues entre les 4 et 8 août 1997 a provoqué la destruction de Plymouth, la capitale, qui a été recouverte de cendres à 80 % et définitivement abandonnée. L'éruption du 25 juin 1997 a provoqué la mort de 19 personnes. Après la disparition de la capitale, près des deux tiers des 13 000 habitants de Montserrat se sont exilés sur les îles voisines ou au Royaume-Uni. Les autres ont migré vers le nord de l'île, dans une zone protégée par la chaîne des Center Hills. Une aide au retour de 41 millions de livres sterling a été proposée par le gouvernement britannique et un navire a été dépêché sur place pour l'évacuation des habitants vers d'autres îles des Caraïbes. En raison de l'intense activité de la Soufrière, la population est passée d'environ 13.000 habitants en 1994 à 5.800 en 2008. L’activité touristique a été entièrement annihilée. Pour l’anecdote, l’artiste Jimmy Buffett a écrit une chanson en 1979 en référence à la Soufrière intitulée «Volcano ».
Saint-Martin
Fréquentation à l’aéroport Princess Juliana
Les arrivées à l’aéroport Princess Juliana dépassent les 771.100 visiteurs sur les neuf premiers mois de 2026, soit une hausse de 21 % (+134.606 passagers) par rapport à 2025, rapporte le Soualiga Post. L’Amérique du Nord reste le premier marché avec près des deux tiers des voyageurs (dont 86,5 % d’Américains). Les Européens représentent un quart des arrivées, principalement partagés entre Français (38,6 %) et Hollandais (36,3 %).
Bilan économique de l’IEDOM
L’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) a présenté le bilan économique 2025 de Saint-Martin. Portée par le tourisme (2,6 millions de visiteurs), l’économie reste dynamique et attire les investisseurs. Si le secteur du BTP ralentit après la fin de la reconstruction post-Irma, trois grands projets d’infrastructures prévus d’ici 2027 (extension du port, électricité et déchets) devraient soutenir la croissance du territoire.
Flux de billets et pièces de monnaie
Comme le relaie le Soualiga Post, l’nstitut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) a transféré 166,4 millions d’euros en billets vers les îles du Nord en 2025, un montant en baisse de 14 % sur un an. À l’inverse, les retours de billets vers la Guadeloupe augmentent à 220,1 M€.L’institut note également que le dollar américain représente environ un tiers des paiements en espèces à Saint-Martin, contre à peine 5 % à Saint-Barthélemy.
Nettoyage citoyen à Tintamarre
Clean Saint-Martin et la Réserve naturelle organiseront le dimanche 8 novembre leur toute première opération de nettoyage sur l’îlet Tintamarre. L’objectif sera de retirer les déchets marins sur la plage afin de préserver le site. Les bénévoles y seront acheminés en bateau à prix réduit (10 €) et l’événement s’achèvera par un barbecue convivial.
