Tous les quatre ans, les hôpitaux font l’objet d’une visite d’inspection de la part de la Haute autorité de santé (HAS). Pour vérifier que les pratiques sont conformes aux exigences de sécurité mais aussi pour évaluer la qualité des soins et des services. A la vue des constations effectuées par les agents de la HAS, quatre qualifications peuvent être délivrées : qualité des soins exceptionnelle, qualité des soins confirmée, qualité des soins confirmée mais avec des réserves et des corrections à apporter, qualité des soins non confirmée. En 2026, le centre hospitalier Irénée de Bruyn a obtenu la certification « qualité des soins confirmée ». Une « satisfaction », commente le directeur de l’établissement, Eric Djamakorzian, qui rappelle qu’en 2022, lors de la précédente visite de la HAS, l’hôpital n’avait pas reçu de certification. « A l’époque, il s’agissait d’une certification commune avec le centre hospitalier de Saint-Martin », souligne toutefois Eric Djamakorzian.
« En ordre de marche »
Le directeur insiste sur le travail réalisé depuis 2022 pour parvenir, quatre ans plus tard, à obtenir une certification. «Tout d’abord, nous avons décidé que chaque établissement reprendrait sa procédure de certification, explique-t-il. Nous nous sommes mis en ordre de marche depuis un an et demi pour préparer cette visite. On a mis le paquet sur les moyens humains et matériels. Toutes nos équipes se sont mobilisées, on a dégagé des moyens, on a fait des travaux, de la formation, on a consacré du temps à revoir toutes nos procédures, et cela a été payant. » Un détail qui n’en est pas un et mérite d’être souligné : le fait que les petits établissements ont les mêmes obligations que les plus imposants. « Alors qu’ils ne disposent ni des mêmes moyens, ni des mêmes effectifs », glisse Eric Djamakorzian, qui ajoute : « Cette confirmation est d’autant plus remarquable pour un établissement de notre taille. Nous avons été certifiés en qualité des soins confirmée, c’est-à-dire le deuxième plus haut niveau, et sans réserve. »
La prochaine visite de la HAS aura lieu en 2030. Dans un contexte qui aura certainement évolué si les travaux de reconstruction de l’hôpital sont en cours. « Ce qui arrive, parfois, c’est que certains établissements baissent leur garde après l’obtention de la certification, assure le directeur. Ce n’est pas notre cas. Notre politique de qualité est axée, solide, et on va continuer à travailler comme si la nouvelle visite de certification était pour demain. »
Un Ehpad à certifier
Si Eric Djamakorzian insiste sur le fait qu’il s’agit « d’une grande satisfaction », il déclare toutefois : « Ça ne veut pas dire pour autant que tout est parfait et que tout va bien. Nous allons continuer à travailler sur l’amélioration de la prise en charge et la sécurité. La qualité n’est pas une destination mais un chemin. » Et sur ce dernier, il y a les insatisfactions et les mécontentements des patients et de leur famille. « Dans la qualité et la gestion des soins, il y a la prise en compte des remarques et des récriminations des patients, indique le directeur. Nous avons une politique de gestion des fiches d’incidents. Quand des familles demandent des explications, on leur donne. Il arrive que l’on rencontre des difficultés dans la prise en charge d’un patient. Donc, on fait des retours d’expérience et on cherche à comprendre ce qui n’a pas bien fonctionné. Que ce soient nos procédures, nos moyens, des événements extérieurs. »
En 2026, le centre hospitalier Irénée de Bruyn et l’Ehpad Louis Vialenc comptent 85 employés à temps plein. Une centaine avec les temps partiels. « Les agents font leur maximum pour que les prises en charge se passent dans les meilleures conditions possibles », rappelle le directeur. Il y a eu 8.600 passages aux urgences en 2025, 847 admissions en hospitalisation pour 2.622 journées de séjour. 179 évacuations sanitaires ont été enregistrées, 87 sorties du Smur (service mobile d'urgence et de réanimation), 1.228 consultations publiques - ce qui représente une hausse de 18% par rapport à 2024 - et environ le même nombre pour les consultations privées par des médecins qui sont autorisés à occuper des locaux de l’hôpital. Par ailleurs, le taux d’occupation de l’Ehpad a été de 91% en 2025. L’Ehpad qui fera partie des prochains «gros dossiers », dixit Eric Djamakorzian, afin que l’établissement obtienne, comme l’hôpital, une certification «qualité ».
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Générateur d’oxygène, drone, des projets d’équipements Le directeur du centre hospitalier Irénée de Bruyn évoque plusieurs « grands projets » d’équipements pour l’établissement de santé. Tout d’abord, l’acquisition d’un générateur d’oxygène. Une machine qui « pompe » l’air ambiant, il en extrait l’oxygène et alimente les réseaux de l’hôpital en oxygène. « L’avantage est que cela sécurise nos approvisionnements et ça baisse notre bilan carbone puisqu’on ne traîne pas des bouteilles d’oxygène sur des milliers de kilomètres », explique Eric Djamakorzian. Acquérir le générateur implique d’investir une somme d’environ 350.000 euros. « Économiquement, nous aurons un retour sur investissement au bout de deux ans et demi », affirme le directeur. |
