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Rugby féminin - Entre honneur et déception pour la sélection Guadeloupéenne

Elles étaient quatre rugbywomen de Saint Barthélemy à avoir été sélectionnées par la coach, Audrey Galthié (JSB1656), pour être du voyage en Guyane avec la sélection de Guadeloupe et tenter de rapporter le bouclier de bois, trophée emblématique du Tournoi Antilles-Guyane (TAG) : Elise Howard, Celyne Galibert, Marine Cantatore et Alice Gatelier. 
Forte de cette présence « Rascassienne » la sélection guadeloupéenne pouvait nourrir des ambitions dans une compétition triangulaire où la sélection Auvergne – Rhône Alpes était venue se greffer, à titre amical, aux trois délégations Antillo-Guyanaises. Mais une règle quasi tacite semble prévaloir dans le TAG féminin des dernières années. En effet, la sélection qui organise la compétition dans sa région l’emporte. C’est un fait avéré depuis plusieurs années maintenant. Il y a de cela deux ans, la Guadeloupe organisait le TAG féminin à 7 et c’est sa sélection qui devenait championne Antilles Guyane. Même scénario l’an dernier, où la Martinique, comité organisateur de la compétition voyait sa sélection remporter le TAG. Cette édition 2026 n’a pas dérogé à la règle, et voit les Guyanaises l’emporter sur leur terre. Pourtant cela s’est joué à peu de choses. Dans les faits, seuls trois petits points séparaient les sélections de Guadeloupe et de Guyane au coup de sifflet final, avec un score de 17 à 14 en faveur des régionales de l’édition. Les Guadeloupéennes ont tout bien fait durant ce TAG ou presque. Quelques peu revanchardes de longue date contre la sélection de Martinique, elles ont disposé des joueuses de l’île sœur sans trembler, pour leur match d’ouverture. Puis dans la seconde rencontre qui décida du nom des finalistes, les Gwada Girls, Rascasses incluses, ont fait parler leur talent pour venir à bout de la sélection de Guyane, 17 à 10. De quoi être en confiance pour la finale, contre cette même équipe de Guyane, déjà ­qualifiée.


Le même adversaire mais pas le même match
Chaque rencontre a sa vérité et dans un format court au niveau timing, le second affrontement tournera finalement en faveur de la Guyane, peut-être plus en forme en fin de tournoi. C’est la Rascasse Celyne Galibert qui résume le mieux cette finale perdue de peu : « C’était une finale très intense face à la Guyane, portée par un public à domicile qui leur a clairement donné un supplément d’énergie tout au long de la rencontre. De notre côté, il y a des points positifs à retenir, notamment sur l’engagement, mais aussi des axes d’amélioration. Trois placages manqués ont coûté cher et ont fait basculer des moments clés du match. Physiquement, l’adversaire s’est montré plus athlétique et plus robuste, ce qui a fait la différence dans les impacts et la gestion des duels. Malgré tout, le match s’est joué à très peu de choses. Avec seulement 30 secondes de plus, l’issue aurait pu être différente… la victoire n’était vraiment pas loin. Un match frustrant mais riche d’enseignements, qui montre qu’avec plus de rigueur et d’efficacité dans les moments décisifs, le groupe a clairement le niveau pour faire la différence » Ou comment profiter de l’expérience engrangée par le groupe pour préparer au mieux un TAG 2027 qui se jouera… en Guadeloupe. Mais au-delà du résultat sportif, Elise Howard, autre Rascasses sélectionnée, retient des moments humains forts vécus par le groupe : «On s’est donné à fond mais au rugby à 7 les erreurs tu les payes cash. Individuellement on a toutes eu des hauts et des bas sur le terrain, mais en dehors, autour, la vie de groupe, durant ce week-end a été exceptionnelle. On a fait preuve de beaucoup de cohésion, dans les bons et les mauvais moments, de sorte que, au bout de quelques jours, ce n’était plus une sélection, c’était une équipe. On ne voulait pas se lâcher à la fin du tournoi, on voulait rester ensemble et partager encore des moments Waouh !» A en croire les joueuses, cette onomatopée est devenue le gimmick de l’équipe de Guadeloupe pendant tout le week-end. On espère tous la réentendre l’année prochaine en Guadeloupe, au moment où la sélection féminine de rugby à 7 soulèvera le trophée de championne du TAG 2027. 
 

Journal de Saint-Barth N°1660 du 09/04/2026

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