Le conseiller territorial du groupe Saint-Barth d’Abord, Sylvère Gréaux, et le responsable du service environnement de la collectivité, Franz Dillard, ont participé du 9 au 13 février à un séminaire sur « la mise en place de systèmes de gestion de l’eau résilients au changement climatiques ».
Il est séjours à la Barbade plus studieux que d’autres. Pour Sylvère Gréaux, conseiller territorial du groupe Saint-Barth d’Abord, et Franz Dillard, responsable du service environnement de la Collectivité, les cinq journées (du 9 au 13 février) passées à représenter Saint-Barthélemy lors d’un séminaire ont été rythmés par d’intenses séances de travail. Leur déplacement avait pour but de participer à des discussions autour d’un thème précis : « La mise en place de systèmes de gestion de l’eau résilients au changement climatiques. »
Le séminaire a rassemblé des spécialistes venus du bassin caribéen mais aussi de la Polynésie française, de Nouvelle-Calédonie, des Iles Falkland, etc. Les échanges ont eu lieu lors d’assemblées plénières, d’ateliers de mise en situation, de visites de sites (usine de dessalement et de traitement des eaux…), ou encore d’exposés de cas d’étude.
Un enjeu crucial
Les cas d’étude ont notamment permis d’illustrer un large éventail de solutions face aux difficultés liées aux changements climatiques. L’optimisation du réseau de la station d’épuration à Montserrat, le suivi et la gestion intégrée mise en place à Wallis-et-Futuna, la gestion conjointe eau-assainissement-déchets et options d’investissement aux Bermudes, par exemple. Une réponse à l’afflux de sargasses et à la sécurisation du système de dessalement en vigueur aux Îles Vierges britanniques a aussi été évoqué, comme les bassins d’infiltration et de rétention ainsi que le plan de drainage à Saint-Eustache.
Sylvère Greaux et Franz Dillard ont ainsi pu échanger avec leurs homologues de Saint-Pierre et Miquelon, de Nouvelle-Calédonie, d’Aruba, du Groenland, de Tristan Da Cunha ou encore de Wallis et Futuna. « Ces échanges ont montré la spécificité de Saint-Barthélemy par rapport aux ressources très limitées en eau douce », explique Sylvère Gréaux dans son compte-rendu. Il insiste sur « les nombreuses similarités liées au contexte insulaire » et sur « l’avance de Saint-Barthélemy en matière d’infrastructures de production et de stratégies de gestion durable des ressources en eau ».
De son côté, Franz Dillard est intervenu lors d’une table ronde sur le sujet de l’approvisionnement en eau, l’assainissement et le dessalement. Un retour d’expérience venu de Saint-Barth qui a eu une résonnance dans l’esprit des autres participants.
Pour les représentants de l’île, plusieurs « pistes à forte valeur » ont été relevées à l’issue du séminaire. Comme la nécessité de durcir les capacités de dessalement face à la menace que représentent les sargasses, la maîtrise du ruissellement en déployant des solutions de rétention et d’infiltration à la parcelle ou encore l’intégration d’infrastructures vertes par de la végétalisation.
Quoi qu’il en soit, les rencontres effectuées lors de ce séminaire à la Barbade ont permis de mesurer les avancées de Saint-Barthélemy en matière de gestion de l’eau, mais aussi de mesurer le travail qu’il reste à accomplir pour tendre vers un système encore plus efficace.
Elles ont également eu une importance non négligeable en termes de diplomatie. L’approfondissement de la coopération régionale reste un enjeu majeur pour Saint-Barthélemy. Particulièrement dans un domaine aussi crucial que la ressource en eau pour l’ensemble des territoires insulaires.
